Quand on va voir le concert d'un chanteur qu'on aime, on espère toujours éprouver un supplément d'émotion par rapport au disque. On espère également que la voix du chanteur sera à la hauteur, qu'en fait il sait vraiment chanter.
J'avoue avoir été un peu inquiet pour le spectacle d'Alex Beaupain. Son répertoire de chansons pops un peu dépressives, tournant autour de la mort de sa copine, passerait-il la rampe? Et sa voix, en live, assurée, juste? Et sa présence sur scène, toute empreinte de trac comme dans ses premiers concerts où il était arrimé à son micro comme le capitaine d'un bateau à son mât au moment du naufrage?
Au final, nous avons eu droit à un concert parfait. Alex Beaupain, entouré d'un batteur, d'un clavier, d'une guitare basse et d'une violoncelliste, a été plus qu'à la hauteur, il a prouvé qu'il se positionnait comme un des grands de la chanson française.
On a senti qu'il était très à l'aise sur la scène, présentant ses chansons avec un humour décapant et improvisé, jouant avec le public et l'actualité du jour. Fort de la reprise de sa chanson 'Au départ" dans les meetings de Martine Aubry, il se pose entre deux chansons post libération sexuelle, en ami d'une gauche revendicative.
La voix, sans être exceptionnelle, était claire et a servi parfaitement son répertoire intimiste ( à noter une jolie reprise du "pull marine" d'Adjani).
Après deux rappels, nous avons retrouvé nos vies avec une pêche d'enfer et la sensation d'avoir passé une excellente soirée en compagnie d'une personne qu'on est sûr de retrouver très vite sur scène ou sur disque.
Pourquoi battait mon coeur (live) Alex Beaupain
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samedi 29 octobre 2011
jeudi 20 octobre 2011
Cyril Mokaïesh en concert
Son premier disque sorti au printemps dernier a été pour moi un coup de coeur malgré une production un peu grandiloquente. Cet automne, il était finaliste du prix Constantin, ce qui est déjà la preuve que ses compositions ont attiré l'oreille des professionnels. C'est donc avec curiosité que j'ai assisté à son concert hier soir dans une petite salle, à moitié pleine et avec un public qui ne le connaissait pas vraiment ou pas du tout.
C'est seul avec sa pianiste, une belle énergie et un beau culot que Cyril Mokaïesh a débuté son concert en piano voix avec "du rouge et des passions", chanson inspirée par Léo Ferré. Puis, accompagné de ses musiciens, se sont enchaînées les titres de son album qui, sur scène, prennent évidemment une autre dimension, car débarrassées des arrangements un peu lourds du disque. Cependant, on a bien senti que durant la première moitié du concert, le chanteur manquait un peu d'assurance devant ce public à conquérir, il n'y avait pas dans la salle assez de fans pour le soutenir. Mais le concert a pris bonne tournure au moment où, seul devant le micro, Cyril Mokaïesh nous a récité/joué un poème, avec une sincérité qui le mettait quasiment à nu, devant un public soudain très attentif. En enchaînant avec des titres plus pêchus, puis une reprise musclée de Marc Lavoine pour terminer par le fameux "Communiste", la salle a été emportée et conquise si j'en juge par les commentaires des spectateurs autour de moi.
Pour moi ce fut une belle soirée, Cyril Mokaïesh est encore jeune, mais a un énorme potentiel et l'on va sûrement le voir décoller dans les années qui viennent. En plus, ce jeune homme, au physique plus qu'avantageux, est vraiment sympathique, ouvert. Il a échangé de manière spontanée avec les spectateurs à l'issu de son concert, montrant ainsi que la sincérité se dégageant de ses chansons n'est pas une posture et que l'humanité que l'on a ressenti au travers de ses compositions est tout simplement l'émanation d'un belle personne.
Et cliquez sur le lien pour le live de Cyril Mokaiesh dans l'émission taratata du 14 octobre dernier :
http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaf2nuR.html
C'est seul avec sa pianiste, une belle énergie et un beau culot que Cyril Mokaïesh a débuté son concert en piano voix avec "du rouge et des passions", chanson inspirée par Léo Ferré. Puis, accompagné de ses musiciens, se sont enchaînées les titres de son album qui, sur scène, prennent évidemment une autre dimension, car débarrassées des arrangements un peu lourds du disque. Cependant, on a bien senti que durant la première moitié du concert, le chanteur manquait un peu d'assurance devant ce public à conquérir, il n'y avait pas dans la salle assez de fans pour le soutenir. Mais le concert a pris bonne tournure au moment où, seul devant le micro, Cyril Mokaïesh nous a récité/joué un poème, avec une sincérité qui le mettait quasiment à nu, devant un public soudain très attentif. En enchaînant avec des titres plus pêchus, puis une reprise musclée de Marc Lavoine pour terminer par le fameux "Communiste", la salle a été emportée et conquise si j'en juge par les commentaires des spectateurs autour de moi.
Pour moi ce fut une belle soirée, Cyril Mokaïesh est encore jeune, mais a un énorme potentiel et l'on va sûrement le voir décoller dans les années qui viennent. En plus, ce jeune homme, au physique plus qu'avantageux, est vraiment sympathique, ouvert. Il a échangé de manière spontanée avec les spectateurs à l'issu de son concert, montrant ainsi que la sincérité se dégageant de ses chansons n'est pas une posture et que l'humanité que l'on a ressenti au travers de ses compositions est tout simplement l'émanation d'un belle personne.
Et cliquez sur le lien pour le live de Cyril Mokaiesh dans l'émission taratata du 14 octobre dernier :
http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaf2nuR.html
vendredi 30 septembre 2011
Brigitte en concert
En a peine six mois, les "Brigitte" cartonnent. Leur disque est dans les meilleures ventes et leurs concerts sont à guichets fermés comme hier soir au Mans.
Après avoir écouté tout l'été leur premier opus, j'avais hâte de les voir en live.
Leur concert débute par une arrivée des deux chanteuses, à contre jour, dans un genre de cape (tchador?) noire. Mais hélas, la sono, mal réglée, ne permet pas d'entendre si les paroles sont raccords avec cette mise en scène. Débarrassées de leurs étranges tenues, les voilà en robes longues lamées argent fendues sur le côté, style demoiselles de Rochefort, auxquelles elles vont faire penser durant toute leur prestation (avec même, à un moment, un extrait sonore du film de Demy).
Suivent quelques chansons inaudibles à cause de la sono mal réglée. Heureusement les trois musiciens vont s'éclipser un moment, laissant la part belle à de jolies versions acoustiques, où les voix impeccables des deux Brigitte vont faire frissonner le public.
Avec le retour des musiciens, les problèmes de sons semblent réglés et le concert commence à prendre son rythme de croisière entre tubes et reprises dont une de Georges Michaël (I want your sex) très pêchue. Les chanteuses commencent à se sentir mieux et se relâchent pour arracher au public un vrai triomphe après un "Jesus sex symbol"à se damner.
Ce fut une bonne soirée, les Brigitte ont musicalement et vocalement bien assuré mais leur concert manque un peu de chaleur. Leurs chansons pastiches, féministes et drôles mériteraient sûrement un emballage plus décalé ou tout du moins plus fantaisiste. Les Brigitte, peut être dépassées par ce succès très rapide, restent des beautés froides et distantes face à un public prêt à toutes les aventures.
Après avoir écouté tout l'été leur premier opus, j'avais hâte de les voir en live.
Leur concert débute par une arrivée des deux chanteuses, à contre jour, dans un genre de cape (tchador?) noire. Mais hélas, la sono, mal réglée, ne permet pas d'entendre si les paroles sont raccords avec cette mise en scène. Débarrassées de leurs étranges tenues, les voilà en robes longues lamées argent fendues sur le côté, style demoiselles de Rochefort, auxquelles elles vont faire penser durant toute leur prestation (avec même, à un moment, un extrait sonore du film de Demy).
Suivent quelques chansons inaudibles à cause de la sono mal réglée. Heureusement les trois musiciens vont s'éclipser un moment, laissant la part belle à de jolies versions acoustiques, où les voix impeccables des deux Brigitte vont faire frissonner le public.
Avec le retour des musiciens, les problèmes de sons semblent réglés et le concert commence à prendre son rythme de croisière entre tubes et reprises dont une de Georges Michaël (I want your sex) très pêchue. Les chanteuses commencent à se sentir mieux et se relâchent pour arracher au public un vrai triomphe après un "Jesus sex symbol"à se damner.
Ce fut une bonne soirée, les Brigitte ont musicalement et vocalement bien assuré mais leur concert manque un peu de chaleur. Leurs chansons pastiches, féministes et drôles mériteraient sûrement un emballage plus décalé ou tout du moins plus fantaisiste. Les Brigitte, peut être dépassées par ce succès très rapide, restent des beautés froides et distantes face à un public prêt à toutes les aventures.
dimanche 18 septembre 2011
Agnès Obel en concert
Agnès Obel est cette chanteuse germano-danoise qui a eu la chance l'hiver dernier de faire la couverture du vénérable magazine Télérama à l'occasion de la sortie de son premier album "Philharmonics". Un sacré coup de projecteur qui a plutôt bien fonctionné si l'on en croit les ventes de disques qui ont suivi et le nombre de concerts programmés pour cet automne.
Personnellement, "Philharmonics" m'a accompagné très souvent durant cette année, les mélodies au piano inspirées par Erik Satie et la voix légèrement voilée d'Agnés Obel opérent sur moi un charme certain.
C'est donc en vrai fan que je me suis rendu à son concert donné au théâtre de Laval samedi soir.
Bonne nouvelle, la salle était bourrée à craquer. Sur la scène, totalement dépouillée, étaient installés un piano, une harpe et un violoncelle. Le noir se fait, des projecteurs blancs éclairent les trois instruments et entrent la chanteuse, la violoncelliste puis la harpiste.
Agnès Obel semble toute fragile, chevelure blonde sur un corps mince drapé de noir. Installée au piano, elle régle inlassablement le micro. Mais dès que la musique démarre, simple, mélodique la magie opère. Les trois musiciennes, en parfaite symbiose, ont magnifié à l'extrême ces morceaux qui m'avaient semblé simples sur l'album. La puissance du violoncelle jouant souvent dans des tons extrêmes, les rythmiques à la harpe et la voix ample, précise, d'Agnès Obel qui m'a semblé utilisée ici comme un quatrième instrument, ont donné à ces ballades une couleur tout à fait magique. La salle, sous le charme, a réservé un triomphe amplement justifié à la chanteuse.
Une très belle soirée donnée par une vraie musicienne dont la grâce et le talent me font espèrer bien vite de nouvelles compositions.
A signaler, une très agréable première partie, parfaitement assurée par un crooner belge nommé Daan qui mérite que l'on aille écouter son album qui sort prochainement.
Personnellement, "Philharmonics" m'a accompagné très souvent durant cette année, les mélodies au piano inspirées par Erik Satie et la voix légèrement voilée d'Agnés Obel opérent sur moi un charme certain.
C'est donc en vrai fan que je me suis rendu à son concert donné au théâtre de Laval samedi soir.
Bonne nouvelle, la salle était bourrée à craquer. Sur la scène, totalement dépouillée, étaient installés un piano, une harpe et un violoncelle. Le noir se fait, des projecteurs blancs éclairent les trois instruments et entrent la chanteuse, la violoncelliste puis la harpiste.
Agnès Obel semble toute fragile, chevelure blonde sur un corps mince drapé de noir. Installée au piano, elle régle inlassablement le micro. Mais dès que la musique démarre, simple, mélodique la magie opère. Les trois musiciennes, en parfaite symbiose, ont magnifié à l'extrême ces morceaux qui m'avaient semblé simples sur l'album. La puissance du violoncelle jouant souvent dans des tons extrêmes, les rythmiques à la harpe et la voix ample, précise, d'Agnès Obel qui m'a semblé utilisée ici comme un quatrième instrument, ont donné à ces ballades une couleur tout à fait magique. La salle, sous le charme, a réservé un triomphe amplement justifié à la chanteuse.
Une très belle soirée donnée par une vraie musicienne dont la grâce et le talent me font espèrer bien vite de nouvelles compositions.
A signaler, une très agréable première partie, parfaitement assurée par un crooner belge nommé Daan qui mérite que l'on aille écouter son album qui sort prochainement.
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