samedi 4 novembre 2017

Arras Film Festival, le 18éme


Très loin de Cannes, de Sharon Stone et Nicole Kidman foulant de leurs escarpins Manolo Blahnik un tapis rouge sous les crépitements des flashs des centaines de photographes massés sur le parcours, voici Arras et son Film Festival qui vise avant tout le public. Exit la très surévaluée Croisette, voici les deux magnifiques places de la ville ( La Grand'Place et celle des Héros, on gagne au change question coup d'œil) sur laquelle on pourra croiser Lio ou Mathieu Kassovitz, moins glamours que les retapées stars américains citées plus haut mais sans conteste plus abordables ( mais on peut aussi les laisser tranquilles ).
Les festivités ont été lancées hier soir, avec la projection de "Jalouse " des frères Foenkinos ( à ne pas confondre avec les Cohen ou les Dardenne ), film aux 2/3 réussi ( j'en reparle bien vite, il sort mercredi) et qui nous a valu la présence de Karin Viard, tête d'affiche de cette comédie, où, il faut le dire, elle fait feu de tout bois de son talent.
Aujourd'hui, les festivaliers avaient le choix entre une trentaine de films aussi divers que variés. Pour ma part, je suis parti du côté de Naples avec des sœurs siamoises ( "Indivisibili" de Edoardo de Angelis, sortie en janvier prochain ) en prise avec deux plaies transalpines, le showbiz et l'église catholique, puis j'ai embarque pour les States avec le mignon mais pas passionnant " Le musée des merveilles" de Todd Haynes ( sortie dans 15 jours) pour finir, un tour au pays des "films qui font du bien" avec  "Je vais mieux" de Jean-Pierre Améris ( sortie le 10 janvier prochain) que les spectateurs autour de moi ont adoré ( faut dire que c'était fait pour, on avait l'impression d'être chez soi devant un (bon) téléfilm ).
L'événement du jour ici à Arras, c'était la rencontre avec Hélèna Noguerra  (  pas Hélène "Ségalat" comme le disaient mes voisines de siège...) et Lio. Les deux sœurs se présentaient ainsi qu'à nous, un film qu'elles avaient tourné et aimé mais qui n'a rencontré aucun succès. Lio accompagnait " Belgian Disaster" de Patrick Glotz ( je ne peux pas vous si c'était vraiment un désastre, j'ai zappé la projection) et Hélène Noguerra présentait " La clinique de l'amour" de Artus de Penguern, un pastiche très très réussi des soaps médicaux télévisés dont l'insuccès est à ranger dans les grandes injustices ! D'ailleurs si vous avez l'occasion de le trouver en vidéo ou programmé sur une de ces multiples chaînes de la TNT, ne le ratez pas !




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