mercredi 10 janvier 2018

Normandie nue de Philippe Le Guay


Un comédie française narrant l'aventure collective d'habitants d'un village normand posant nu pour un artiste américain, laissait craindre un film égrillard, peu finaud et jouant sur le côté racoleur de la nudité. L'affiche, avec son NUE ( au féminin) en grand caractère (alors que ne sont représentés que des hommes habillés) joue d'emblée le côté voyeur du spectateur qui est prêt à tout pour voir une fesse et même des poils pubiens ( puisque ce n'est ni un film japonais ni un film américain). Et bien raté ! Si le film ne décolle jamais, il arrive tout de même à slalomer entre les clichés en évitant la nudité complaisante ou présentée avec des vases ou des objets variés pour cacher les sexes. D'ailleurs, la scène d'introduction, évacue tout de suite le problème avec des personnes nues frontalement et réellement lambdas. Le corps sans vêtements, qui est le cœur de l'histoire, ne soulève que des questionnements attendus mais traités sans trop de lourdeur. On pourra reprocher pas mal de choses au film mais pas sa vision et sa représentation du corps nu  ni une évocation facile et réductrice de l'art moderne car tout juste effleuré ( ouf pas de propos de comptoir !).
Ce qui pêche par contre, c'est tout le reste. A savoir, un scénario mal fichu, courant après plusieurs sous histoires d'une banalité extrême ( une histoire d'amour, un parisien bobo vivant à la campagne, la vente d'un magasin de photos, une vieille histoire de champ façon Jean de Florette), des comédiens tous un peu en roue libre ( même si François Cluzet développe une belle énergie en maire du village instigateur de la photo) et une réalisation mollassonne qui aurait mérité de se lâcher un peu. C'est poussif et finalement, malgré des thèmes plus sociaux comme le malaise paysan ou l'écologie ( mais là aussi aux propos très convenus),  on finit par s'ennuyer ferme. Même la photo finale avec les villageois en tenue d'Adam n'arrive pas sortir le spectateur de sa torpeur, il fait juste lever ...le camp car, enfin, on peut quitter ce joli village de l'Orne ( cela ne se situe pas dans la Sarthe comme dit un peu partout...) .
Donc, je résume : si vous voulez vous rincer l'œil, c'est raté ! Rire ?  C'est raté aussi car toute blagounette placée est du niveau Carambar. Je l'ai toujours dit, se promener nu en Normandie, c'est difficile, le temps n'est pas toujours très doux.... Alors, allons voir ailleurs ...


1 commentaire:

  1. Bonjour Pierre D., quelle déception que ce film!. Ch. Le Guay a raté son coup. Et pourtant le sujet était plutôt sympathique. Bonne fin d'après-midi.

    RépondreSupprimer

Woman at war de Benedikt Erlingsson