mercredi 31 janvier 2018

Sparring de Samuel Jouy


Mais pourquoi donc "Kassovitz magnifique " quasi aussi gros sur l'affiche que le titre ? Et cette photo cultivant un culte glamour sportif laissant imaginer un boxeur prenant sa dose d'encouragement dans la bouche même d'une bien aimée, ne renvoie-t-elle pas à d'autres films célèbres qui ont pris le ring comme décors ?
Assurément nous sommes dans un film à short et peignoir de satin mais production Europa Corp oblige ( Luc Besson ), donc on aura tout loisir de manger tranquillement son litre de pop corn, il restera de la force au cerveau pour diriger la main, ce dernier n'étant pas surmené par un scénario compliqué ni franchement prenant. Toutefois, si d'habitude chez le producteur toute l'histoire tient sur  une page de carnet écrite gros, disons qu'ici, un développement intense l'a rallongé d'une demi-page. Donc, "Sparring" apparaît plus proche de " Rocky "que de "Raging Bull", mais un Rocky en version française, c'est à dire avec un looser, de jolis sentiments et peu de gonflette. A la place de Stalonne, nous avons donc Mathieu Kassovitz, au bout d'une carrière ratée ( celle de son personnage bien sûr !)  fin, sec, ( mais pas botoxé comme son collègue Mickey Rourke qui, lui aussi, à eu son épisode boxeur bodybuildé lèvres comprises). Pour payer un piano à sa fille, il va accepter de se faire humilier en tant que sparring partner, en gros devenir sac de sable humain, fait pour prendre des coups de la part d'un boxeur star quelques semaines avant une rencontre importante.
Oui, Mathieu Kassovitz apparaît totalement crédible en boxeur de seconde zone mais louer sa magnificence reste de la promotion. L'élan nerveux de la photo de l'affiche relève, elle aussi, de la  tromperie, le film se regardant gentiment sans jamais nous passionner. La mise en scène, appliquée, suit parfaitement le scénario qui se vautre doucement dans les bons sentiments et la gentillesse.
Ni groggy, ni K O debout, nous ressortons de la salle avec l'impression  d'avoir visionné un film pas désagréable mais que nous aurons vite oublié.


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