mercredi 29 avril 2015

Nuits tranquilles à Belém de Gilles Lapouge


??? Trois points d'interrogation pour manifester mon étonnement tellement ce livre m'a laissé perplexe. De mémoire de lecteur j'ai rarement rencontré un texte qui me résiste autant, dont la lecture m'a été fort pénible et ce, dès les premières lignes. Ces 160 pages furent un long, très long moment de solitude, d'ennui et d'incompréhension.
Si je tente de résumer la trame de "Nuits tranquilles à Belém", je pourrais parler d'un homme  vieillissant qui rencontre, en allant rendre visite à un ami historien, un gosse qui l'appelle papa et qui est fort content de le savoir revenu. Plutôt que d'aller s'entretenir de Blaise de Pagan, géographe de Louis XIV avec son ami, il suit l'enfant dans sa maison et s'y installe devenant du coup le mari d'une certaine Maria de Lurdes. Il semblerait que cette dernière le prenne pour un certain Luis Carlos un mari qui faisait bien peu de cas de la fidélité. Il m'est apparu aussi que peut être le narrateur profite de cette usurpation d'identité pour divaguer dans son passé, faisant resurgir la Guyane, une maison jaune à Goa, ses années lycées mais se confronte aussi au présent avec  un gros abbé dans un confessionnal, une échoppe de poissonnier voire même Christine Boutin (juste citée je vous rassure!).
Ce texte n'est vraisemblablement pas pour moi. Je n'y ai absolument pas saisi la moindre poésie, ni la moindre chaleur moite et sensuelle brésilienne et aucunement cette sensation délicieuse de "l'oubli de soi " qui permet " de renaître dans le pays que nous découvrons" (dixit la quatrième de couverture ). Je n'y ai trouvé que confusion, redites et surtout une drôle de façon d'appréhender la construction de cette histoire (?) qui est à l'image de ces deux phrases (les 3ème et 4ème du roman) : " J'avais rendez-vous avec Olacyr de Freitas. Nous menions une enquête ensemble sur Blaise de Pagan  qui fut le meilleur géographe de Louis XIV et qui a accompli une mission en Guyane, mais, quelques années plus tôt, j'avais voyagé en Inde et, un jour, dans l'autocar qui m'emmenait à Goa, le chauffeur avait stoppé. " 
Le roman est bâti ainsi, sautant d'une idée à une autre, au fil sûrement d'une mémoire éprise d'une liberté que j'ai eu du mal à saisir, enchaînant des situations sans trop de logique. Pour moi, cela m'a été impossible d'entrer dans cet univers ... fantasque (?), rien, mais absolument rien, ne m'a accroché. J'ai même eu l'impression d'un certain radotage, des éléments sans grand intérêt revenant sans cesse, alourdissant encore plus une trame déjà pas bien passionnante.
Je n'en dis pas plus. Peut être que d'autres trouveront cela envoûtant, captivant ou je ne sais quoi. Pour moi, ce fut un long chemin ennuyeux ...

Roman lu dans le cadre de "Masse critique " du site Babelio.

1 commentaire:

  1. Il est des livres qui nous résistent. En général, je lâche avant la fin

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