vendredi 11 novembre 2016

Ma famille t'adore déjà de Jérôme Commandeur et Alan Corno


L'île de Ré l'été, une famille bourgeoise un rien déjantée, un couple d'amoureux et une comédie autour du mensonge (et si on veut être très gentil un peu sur la représentation de la réussite sociale), voilà le gros du thème du premier film de l'humoriste Jérôme Commandeur qui n'a pas cherché à faire dans l'originalité. Comédie française qui fera une belle soirée sur TF1, " Ma famille t'adore déjà"se laisse regarder. Quelques répliques ici ou là m'ont fait sourire ( celles  mi caustiques mi gnangnans de Marie-Anne Chazel  surtout) mais rien de nouveau sous le soleil. Dans la lignée de "Mon beau-père et moi", le film ne cherche pas à étonner, simplement à faire passer un moment.selon son humeur, on peut y prendre un petit plaisir du genre aussi vite vu qu'oublié.
Comme mon esprit n'était pas occupé à 100%, mon oeil a vagabondé sur l'écran et a encore une fois été accroché par un détail que l'on retrouve dans beaucoup de films français se déroulant en province : la Volvo ! C'est devenu un tic ! Un film sur deux se déroulant en région ou mettant en scène des familles, se voit affublé d'un vieux modèle de la marque suédoise, pourtant pas si courante que ça sur nos routes. De mémoire, et j'en oublie beaucoup, je me souviens de Virginie Efira dans " Le goût des merveilles" qui en conduit une version break pour vendre ses produits au marché, de Marianne Denicourt  visitant ses malades vivant dans des fermes éloignées dans " Médecin de campagne" et  donc Jérôme Commandeur et sa petite famille presque nombreuse. Dans leur vieille Volvo, ils correspondent toujours à des personnages battants mais dans la mouise financière, ou en début de carrière donc peu argentés, de toute les façons zonant avec un environnement précaire. Pas tellement vendeur pour Volvo dont on pense qu'elle ne refile pas ses voitures pour un placement produit. Cependant, à bien y regarder, la marque conserve son aura de bonne camelote suédoise, car malgré l'adversité dans laquelle évolue leurs conducteurs au cinéma, jamais leur bagnole ne tombe en panne, l'image de fiabilité à toute épreuve n'étant jamais écornée. De surcroît, la présence de cette gamme de voiture à l'écran suffit dorénavant, sans explication aucune, à caractériser le personnage : petite bourgeoisie déclassée ou pas loin.
Mais revenons à nos "Périnée" ( oui c'est le nom de la famille que certains appellent aussi "Périmée" ) qui renouent les manches de leurs pulls négligemment posés sur leurs épaules, faut-il leur rendre une petite visite ? Si vraiment vous avez envie d'un petit film ensoleillé en novembre, on peut se laisser tenter. Sinon, ça peut attendre un passage à la télévision, et encore...



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