dimanche 16 octobre 2011

The artist de Michel Hazanavicius




Ce film hommage au cinéma muet hollywoodien qui est paraît-il programmé pour cartonner aux Etats-Unis m'a, avouons-le, un peu déçu.
Pourtant tout y est, pour satisfaire le spectateur : un acteur populaire, au sommet de la gloire, un réalisateur habile, habitué aux films hommages, un film original et gonflé, en noir et blanc et muet, à l'époque de la 3D omniprésente. Malgré cela, je suis resté sur ma faim.
 Le film démarre plutôt bien, le réalisateur  joue habilement avec le son et la capacité des spectateurs actuels à jouer du clin d'oeil et de l'ellipse. Cette première partant nous montrant un acteur de cinéma muet, adulé et séducteur, est un joyeux mélange de comédie et de clin d'oeil. Jean Dujardin est parfait avec sa petite moustache fine à la Douglas Fairbanks et son oeil rieur. Puis bien vite, le film devient de plus en plus dramatique au fur et à mesure que le parlant triomphe sur les écrans et que nous assistons au déclin de la star irrémédiablement muette. Et là, par contre, l'émotion ne passe pas réellement, les scènes sont un poil trop longues, la magie du départ se dilue dans un mélodrame un peu convenu.
Reste, lorsque les lumières se rallument, un film sympa, avec des acteurs impeccables, une image magnifique (qui rappelle plus les films des années 40 que ceux des années 20) mais également la sensation d'un pari pas vraiment réussi comme si les auteurs avaient oublié que les grands films muets n'excédaient jamais 1h20, durée  largement suffisante pour balader le spectateur du rire à l'émotion.

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