dimanche 28 avril 2013

L'écriture du monde de François Taillandier


Il arrive quelquefois de finir un livre sur les genoux, avec dans la tête l'envie de vite en ouvrir un nouveau.... C'est ce qui vient de m'arriver pour ce roman d'un auteur dont je n'avais pour le moment jamais parcouru l'oeuvre romanesque pourtant fort prisée par la critique.

Indéniablement François Taillandier connaît le VIème siècle comme le fond de sa poche. rien ne lui échappe, pas un seul général goth, wisigoth ou ostrogoth, ni le moindre écrit un tant soit peu intelligent, ni bien sûr le plus petit fait de guerre pourtant nombreux dans cette époque belliqueuse. Seulement, le pauvre lecteur que je suis, en découvrant cette érudition partagée sans grâce, est noyé dans ce qui finalement devient, au fil des pages, un long pensum historique. Même si le projet de nous prouver que notre civilisation judéo-chrétienne doit beaucoup à quelques hommes de cette lointaine époque est louable, ce roman (?) ressemble plus à un récit historique ampoulé qu'au tableau romanesque passionnant annoncé en quatrième de couverture. Ecrasé par l'évocation de noms et de faits inconnus, je me suis dit que son pari de vulgarisation était perdu par trop d'érudition et par des personnages aux caractères trop peu définis pour permettre la moindre empathie. 
Il doit y avoir des amateurs, moi, je n'en fais pas partie. 

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