dimanche 8 décembre 2013

Casse-tête chinois de Cédric Klapisch


J'ai vu "casse-tête chinois". Je faisais un peu la tête en sortant de la salle... Pourtant Cédric Klapisch a du se creuser les méninges (heu...pas trop en fait), se prendre un peu la tête pour arriver à écrire une suite à "L'auberge espagnole" et aux "poupées russes". Si ces deux films avaient laissé un agréable souvenir dans la tête des spectateurs, pas sûr que ce soit le cas pour celui-ci.
Les personnages des deux précédents sont là, on prend plaisir à les retrouver, même entourés de têtes blondes car maintenant, ils ont vieilli, ils sont parents. Le passage de la quarantaine n'est pas simple pour eux qui avaient la tête dans les nuages. Le boulot, les séparations, les mômes, tout vient s'emmêler dans leur vie mais au lieu de se cogner la tête contre les murs, nous sommes au ciné que diable, ils filent tous à New-York ! Bille en tête, Xavier (Romain Duris) va retrouver son ex (Kelly Reilly) devenue une femme à la tête près du bonnet et dont la garde partagée des enfants va se révéler problématique. Il y retrouve aussi sa copine Isabelle (Cécile de France) à qui il a donné un peu de son sperme pour lui permettre d'être à la tête d'une petite famille avec son amie. Et, bien sûr, Martine, sa première fiancée (Audrey Tautou), débarque elle aussi  avec plein d'idées en tête et pourquoi pas renouer avec Xavier.
C'est reparti pour de nouvelles aventures bien mollassonnes, malgré un montage sophistiqué, mélangeant allègrement le temps et les histoires sans pour autant noyer le spectateur qui garde facilement la tête hors de l'eau. C'est peut être finalement le seul intérêt de ce film, un montage artificiellement sophistiqué pour mieux cacher la misère du propos où la profondeur est aussi grande que la tête d'une épingle. Le reste n'est que banalités, clichés, une succession de scènes gentillettes filmées dans des appartements coûtant les yeux de la tête. Si l'on prend un peu de plaisir à retrouver tous ces comédiens devenus maintenant des têtes d'affiche, dans un New-York par contre joliment filmé, le film lui ne démarre jamais. Et quand un peu d'action arrive, avec un quiproquo mal exploité, nous sommes déjà à la fin, la tête ailleurs...
Sympathique sur le papier, "Casse-tête chinois" est sûrement la suite de trop, un tête à queue incontrôlé qui risque de faire devenir Cédric Klapisch la tête de turc du cinéma français. Gardez la tête froide, ne vous jetez pas tête baissée dans la première salle projetant ce film. Préférez un agréable tête à tête avec une personne aimée (ou vous même) et, j'en donnerai ma tête à couper, vous passerez un bien plus agréable moment.


2 commentaires:

  1. C'est bien vrai, ta remarque sur les appartements...on s'est fait la même réflexion avec mon amie ! Moi j'ai trouvé ça gentillet, mais 15 jours après l'avoir vu je n'ai plus beaucoup de souvenirs... J'ai nettement préféré Paris, qui avait une vraie force, une émotion moins "marketing", je ne sais pas comment l'expliquer... et ce happy end dans Casse Tête... nul !!!!

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    1. Ben moi non plus, aucun souvenir ne me reste de la projection... Le vide intégral !

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