lundi 13 janvier 2014

Pulp


Et encore un nouveau mook ! A croire que quand  la presse traditionnelle vacille dangereusement, le magazine haut de gamme vendu 16 euros (pour celui-ci) dans toutes les librairies se porte à merveille. Le créneau n'a pas l'air saturé, les éditeurs trouvant toujours une nouvelle niche inexplorée. Cette fois-ci, Pulp veut parler de sémiologie aux jeunes de 15 à 35 ans. Pas question de leur faire lire le toujours intéressant, mais un peu daté, " Mythologies" de Roland Barthes, le but est de rappeler que les images de toutes sortes qui nous entourent ne sont pas aussi anodines que leur clinquant voudrait le faire oublier.
Pour ce premier numéro, un thème est développé : féminin/masculin ou comment les codes ont fluctué au gré des époques, comment les artistes ont joué et jouent avec et comment le cerveau est modelé par les représentations incessantes d'une féminité passive et d'une masculinité dominante. Au fil d'articles assez courts, pour ne pas lasser un jeune lectorat habitué à la culture clip et au zapping, beaucoup de domaines et de sous-thèmes sont abordés de façon simple et directe. Abondamment illustré, souvent avec une iconographie vintage, ce mook est plaisant à lire et ne prend pas son lecteur pour un gourdasson inculte mais pour un être pensant prêt à réfléchir. C'est rapide, vivant, sérieux, très agréable à l'oeil. Le seul reproche que je pourrai faire à cette revue c'est un léger manque d'humour dans les textes alors que tout autour tout semble joyeux et décomplexé.
Même si personnellement je n'ai pas appris grand chose (J'ai lu Barthes et écouté les cours passionnants de Pol Corvez), une chose est certaine, je rachèterai le prochain numéro (consacré à la guerre) rien que parce que mes filles, dans le début de la  cible, ont trouvé ça formidable et moi tellement plaisant, qu'en lisant Pulp, mon image de quinqua a trouvé ainsi un semblant de jeunesse. Image quand tu nous tiens...
PS :  Quand je dis que je n'ai pas appris grand chose, c'est faux. On trouve les règles d'un jeu assez rigolo, original et même poétique à faire à partir de ses photos et du filtre Google. Je n'en dirai pas plus, vous le découvrirez par vous même en lisant Pulp!

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