mercredi 8 février 2012

JC comme Jésus Christ de Jonathan Zaccaï


Qui peut bien avoir envie d'aller voir un film comme celui-ci ? Peut être des fans de Vincent Lacoste, l'interprète principal, dont la prestation dans "Les beaux gosses" n'étaient  pourtant pas renversante. Disons qu'ici, il est plutôt en progrès, dans le rôle d'un génie du cinéma de 17 ans.
Ce premier film de l'acteur Jonathan Zaccaï, est, au départ, une bonne idée de comédie qui aurait pu déboucher sur un véritable jeu de massacre. Imaginez une espèce de semi-débile ingrat qui est couronné à 15 ans par une palme d'or et à 16 ans par une flopée de Césars. Tout le gratin du cinéma français est à ses pieds et rêve de produire ou de jouer dans son prochain film, une comédie musicale autour de l'affaire Dutroux.
Le film est le récit du tournage d'un documentaire qu'on lui consacre. Nous voyons tour à tour, Elsa Zylberstein et Aure Atika dans leur propre rôle, stars abusées ou abusant de ce nouveau talent qui les éblouit dès qu'il prononce un mot vaguement savant comme "verticalité" ou "transcendant". Ces scènes là sont assez savoureuses tout comme celles où Kad Merad et Gilles Lellouche sont prêts à toutes les compromissions pour obtenir le rôle de Dutroux. Nous assistons aussi à une succession de témoignages divers (son psy, ses producteurs, un mécène), macédoine de scènes aussi plates qu'un sketche de la miss météo de Canal plus.
Et quand le film zone aussi dans l'univers familial du jeune prodige, c'est encore plus convenu. Et ça devient carrément inintéressant quand on aborde son histoire d'amour avec une jolie étudiante de l'ENA. Comme ces parties sont les plus développées, on s'ennuie un peu, la faute aux dialogues poussifs et au manque de  charme de Vincent Lacoste qui ne peut pas passer avec talent du crétin puant à l'amoureux irrésistible.
On sent bien que tout cela relève du canular potache,vite écrit, vite tourné. C'est sympathique mais pas du tout indispensable. J'ai lu quelque part que le film compte se vendre à l'étranger avec une référence à Jean Luc Godard dans le titre. En France, les distributeurs ont semble-t-il préférer Jésus Christ, pensant peut être que ce serait plus vendeur auprès du public... Oui, mais lequel?

1 commentaire:

  1. Je n'ai pas du tout aimé ce film. Pourtant l'affiche m'a donné envie d'y aller!

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