mercredi 28 mars 2012

Thermae romae de Mari Yamazaki


Vaguement amateur de manga, j'ai eu envie de lire ce phénomène d'édition annoncé avec forces bandeaux et publicités dans les magazines spécialisés. 
Premier geste que je fais quand je m'intéresse à un manga, c'est d'ouvrir l'ouvrage et d'observer le dessin. J'avoue avoir du mal à m'intéresser à des personnages dessinés avec des yeux grands comme des melons  et aux mentons pointus. 
Celui-ci, étant de facture plus classique, a eu l'honneur de passer en caisse. 
L'histoire se situe à Rome aux alentours des années 100 après J C. Nous faisons la connaissance de Lucius Modestus, architecte ringard qui vient de se faire virer de son travail car les plans qu'il présentait ont été jugés trop vieillots, pas assez modernes. Pour se remettre de ses émotions, il se rend au bain avec un ami, se fait aspirer par une canalisation et se retrouve dans d'autres thermes, japonais cette fois-ci et à notre époque ! Ebloui par le modernisme de ces hommes "à face plate", il s'intéresse à toutes leurs installations. Puis, sans raison, s'évanouit, disparaît et retrouve son époque de départ. Là, fourmillant d'idées novatrices, il crée des thermes qui feront courir les foules et deviendra l'architecte que tout Rome s'arrachera.
Le problème avec ce manga, fait de plusieurs histoires de créations de bains, c'est que c'est toujours la même trame. Dès qu'on lui passe une commande, hop il va dans un bain, se fait aspirer et atterrit dans un endroit similaire au problème architectural rencontré à Rome et en revient bourré d'idées géniales...
Au bout d'un moment, cela devient lassant voire très répétitif. L'éditeur promet également que ce choc des civilisations est proposé avec beaucoup d'humour. Perso, je l'ai cherché mais pas encore trouvé, perdu dans une quelconque baignoire peut être...
Comment expliquer ce succès de trois millions d'exemplaires (au Japon, pas encore chez nous) ? Vraisemblablement par la passion des japonais pour tout ce qui touche aux sanitaires, baignoires, WC, qui sont pour eux un véritable art de vivre ou alors par ce très léger érotisme homo, affriolant sur la couverture, mais risible dans le dessin. Lucius passe peut être son temps à être nu mais le dessinateur fait preuve d'une imagination débordante pour cacher les attributs sexuels du héros. Pour moi, ce sont les seuls moments que j'ai trouvé un peu drôles.
Après la lecture de Thermae Romae tome 1, je sais que n'achèterai pas le tome 2 mais que les fanas de plomberie et de spas se jettent sur ce manga, ils ne devraient pas être déçus.



1 commentaire:

  1. J'ai également été déçu par ce manga, je me suis même demandé si l'auteur ne s'était pas un peu ennuyé en écrivant le scénario...

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