mardi 20 août 2013

Les vacances du blogueur 3. La plage


 Votre blogueur, quand il est en vacances, aime bien se ressourcer au bord de la mer. Par goût personnel, il évite les plages poussiéreuses, huileuses, caillouteuses, surpeuplées et souvent très ventées de la Méditerranée, préférant celles de l'Atlantique, au sable lavé par la marée, aux vagues tonifiantes, à l'air iodé.
Et cerise sur le gâteau, les jours de grand beau temps, pour peu que le vent daigne ne pas trop souffler et que les nuages se fassent rares, il peut assister, béat, au coucher de soleil sur la mer.
Vous pourrez le rencontrer sur une de ces nombreuses plages aquitaines mais, attention,  pas n'importe où ! Voici quelques éléments clefs, qui vous permettront de le repérer l'été prochain et venir discuter un brin avec lui, car il aime l'échange et la discussion (pour cette année, les vacances sont finies).
Tout d'abord, n'ayez pas peur de franchir les dunes (souvent aménagées de nos jours), une belle plage cela se mérite un peu ! Quand vous arrivez, vous tombez de suite sur une zone souvent peuplée car le vacancier, épuisé par sa montée de dune, préfère lâcher son attirail tout de suite plutôt que de continuer à marcher dans le sable, balade bien trop pénible surtout après un apéro bien arrosé et une bonne dose de confit de canard. De plus, comme il s'agit de la zone de baignade surveillée, on ne va pas aller risquer sa peau au-delà. Votre blogueur, lui, a besoin de calme. Il fuit les familles aux enfants braillards qui courent partout, envoyant du sable sur son livre. Il évite comme la peste les bandes de jeunes même s'ils ont tendance à être moins bruyants qu'auparavant, ayant troqués le sound blaster pour l'ipod, bien plus silencieux. Il ne reste que les inévitables jeux de plage qui consistent à défaire le soutien-gorge des filles dans le but de se faire poursuivre mais déclenchant invariablement des cris hystériques impropres au repos. Non, votre blogueur ne rechigne pas à faire quelques mètres sur le sable pour aller vers des portions de plage plus sereines et moins mouvementées.
Une fois la foule, derrière lui, il va repérer un endroit déserté, et poser ses maigres affaires. Premier réflexe, il ôte ses vêtements, il ne s'agit pas de perdre un seul rayon de soleil sur sa peau aspirine. Ensuite, et c'est LE détail qui pourra vous le faire repérer sans équivoque, il fouit ! Oui de verbe fouir ! Il creuse quoi ! Mais diable, pourquoi votre blogueur éprouve-t-il cette envie de faire un trou ? N'aurait-il pas eu son comptant de châteaux de sable durant l'enfance ? Du tout, il cherche seulement le confort ! Il se fabrique un siège moelleux, le trou servant à poser son séant, le tas de sable extrait faisant office de dossier. Une touche de produit solaire plus tard, hop, le voici installé face à la mer, un livre entre les mains prêt à passer une après-midi de lecture au grand air.
Oui, vous le savez, votre blogueur lit. Il essaie de réduire sa PAL (voir billet du samedi 17) mais aussi de prendre de l"avance sur la lecture des nouveautés de la rentrée littéraire, car elle coïncide avec sa reprise du travail à lui, et s'il peut avoir écrit quelques billets d'avance....
Mais la plage n'est pas qu'un salon de lecture amélioré, ni un solarium naturel mais aussi un lieu où il va pouvoir rêver, inventer des vies aux nombreux promeneurs qui passent et repassent devant lui, se poser des questions d'ordre psychologique du genre : pourquoi dans un couple de bord de mer le monsieur est, très souvent, plus bronzé que sa compagne ? Il va bien sûr, se baigner, se balader, ramasser des coquillages ou pester contre son inattention lorsqu'une vague trop forte aura détrempé ses affaires.
Vous l'avez compris, le blogueur aime le grand air et fuit la promiscuité. Cependant, lorsqu'il arrive à votre blogueur d'aller seul à la plage, sa tranquillité est quelquefois mise à rude épreuve. S'il lui est facile de se déplacer quand une famille vient se coller près de sa serviette alors qu'il n'y a personne à 200 mètres à la ronde, moins évident est d'éviter les gens qui l'accostent. Oui, le blogueur se fait accoster. On lui demande du feu alors qu'il ne fume pas, l'heure alors que tout le monde est muni d'un portable (pas lui). On lui demande la permission d'étendre une serviette à côté de la sienne pour discuter de tout et de rien, mais avec la petite idée derrière la tête de quelques rapprochements corporels agréables. Mais bizarrement, en des dizaines d'année de plage, JAMAIS , je dis bien JAMAIS personne n'a abordé votre blogueur pour lui demander ce qu'il était en train de lire ou pour discuter de lecture. A croire qu'il est le seul à avoir un livre avec lui.
J'entends d'ici certaines mauvaises langues dire que c'est normal, puisque le blogueur lit soit des nouveautés que personne ne connaît ou des titres peu vendus. S'il faisait comme tout un chacun, qu'il emportait Mme Pancol, Mme Nothomb, Mr Musso ou Mr Levy sur le sable, peut être qu"il pourrait avoir des échanges littéraires bercés par les vagues. Mais à vouloir faire son malin, à s'écarter de ses contemporains, il rate finalement de belles occasions de rencontres.
C'est vrai, mais votre blogueur a son blog chevillé au corps,et même en vacances, il ne décroche jamais complètement, joignant l'agréable à l'agréable car lire au soleil, au bord de la mer....quel plaisir !

2 commentaires:

  1. Roooo tu as des propositions salaces à la plage? Diantre! ;)
    Mise à part le fait de creuser dans le sable (tiens, je vais tester ça!), on fait la même chose de notre côté sur les plages bretonnes. Le calme, le bruit de la mer, l'air iodé... Ah ça c'est un bel endroit pour lire :)

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  2. L'endroit que je préfère pour lire c'est sûr ! Pour les propositions , ben oui ça arrive....parfois...je ne suis pas Georges Clooney quand même !

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Woman at war de Benedikt Erlingsson