lundi 30 septembre 2013

Orpailleur de Gaëtan Roussel


Disons le tout de suite, je n'ai jamais écouté "Ginger" le précédent album de Gaëtan Roussel (sauf le tube "Help myself" ) et je fais également partie des gens qui n'avaient jamais acheté un album de Louise Attaque (oui  ça existe !!!) . Ne me demandez pas pourquoi, j'étais au Pôle Sud ou sur une île déserte filant le parfait amour. Hermétique aux succès aux Victoires de la Musique, mon oreille a commencé à être titillée lorsque Gaëtan a repris Stephan Eicher avec Florent Marchet ("Des hauts, des bas"), puis avec les chansons de la BO du film " Camille redouble"... Du coup, c'est avec une oreille toute neuve que j'ai découvert "Orpailleur", la nouvelle production, très attendue par les fans de la première heure, de l'ex chanteur d'un des groupes phare de la chanson française. Et l'expérience s'avère très satisfaisante.
Je commence par faire un sort aux paroles des chansons qui, guère emballantes, porteuses de pas grand chose, ont pour seul mérite d'être de coller parfaitement aux mélodies sans leur faire de l'ombre. Je peux quand même signaler que le texte de " La barbarie" est un peu au-dessus du lot, mais si l'on écoutera sans doute "Orpailleur " en boucle, ce ne sera pas pour son message ou la poésie de l'écriture. Non, la force de ce CD vient de la musique et de ses arrangements totalement jouissifs pour mon oreille d'amateur. J'ai été totalement bluffé par la qualité des mélodies et du  métisssage musical. Rythmiques sourdes et claquements de doigts  mêlées à des choeurs en anglais ("Face aux étoiles"), guitare sèche, encore des choeurs  (oui, dans de nombreux morceaux et toujours utilisés comme un instrument supplémentaire) et percussions endiablées m'on fait irrésistiblement me trémousser comme un dément sur "Hum, hum, hum". L'ambiance électro ensoleillée par un mélange génial de voix et percus sur "Cha Cha Cha" semble courir au futur tube FM. Je pourrai détailler chaque morceau qui offre originalité et mélange délirant mais je ne peux passer sous silence "Poésie" et ses violons alliés à un beat crissant et sourd, ni "La barbarie" avec son envolée de synthé paroxystique. En fait, cet album est un régal pour les oreilles, qui en prend plein les tympans et pour le corps qui ondule, danse et bouge au gré des fantaisies musicales concoctées par Gaëtan Roussel. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, il faut signaler le magnifique "digital booklet" qui accompagne le CD et signé Hugo Blanzat, offrant une véritable exposition d'aguichantes illustrations entre art cinétique et culture pop, complétant merveilleusement cette production aux musiques métissées particulièrement réussie !!! Un vrai coup de coeur !
Et pour ceux qui ne l'auraient pas encore entendue, voici  "Eolienne"



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