samedi 5 octobre 2013

Eyjafjallajökull... Sinon dites "Le volcan" d'Alexandre Coffre

Malgré ce titre imprononçable, "Eyjafjallajökull" raconte une histoire simple. Valérie et Alain, se retrouvent dans un avion en partance pour la Grèce où leur fille se marie. Ils sont divorcés de longue de date et leurs rapports se résument à une détestation qui confine à la haine. Forcés d'atterrir à Munich, à cause de l'irruption du désormais célèbre volcan,  ils vont être obligés de traverser toute l'Europe pour être présents à la cérémonie...
C'est rageant quand on a tous les ingrédients pour faire une bonne comédie mais que ça ne prenne pas, comme un gâteau dans lequel on a oublié de mettre la levure. On ne peut rien reprocher aux deux comédiens. Danny Boon est parfait et Valérie Bonneton , qui a la carrure des têtes d'affiche, est excellente. Le scénario qui vise à renouveler un peu le genre de la comédie sentimentale en essayant de transformer l'éternel "Au début ils se détestent pour mieux s'aimer à la fin" en "Ils se détestent et se détesteront toujours plus" patine hélas pas mal. Les moyens étaient pourtant là. On pulvérise une Porsche (je sais c'est du cinoche !), un avion aussi, on traverse tout un tas de pays, ça file à cent à l'heure... Les comédiens courent, volent, s''envolent, se battent, abattent un aigle, enfin, il paraît... d'après ce que j'ai cru comprendre, car je me suis assoupi à un moment malgré le rythme effréné... Ben oui, je n'étais pourtant pas fatigué mais épuisé peut être par tant d'agitation vaine, du coup je n'ai pas vu le passage albanais. Parce qu'à vouloir les faire se détester très fort, soit on les déteste, on les trouve infréquentables, même sur écran, soit comme moi, on est navré par le manque de progression du scénario. Parce qu'à mon avis, si l'on ne marche pas à cette histoire, c'est que les rapports de haine sont un peu intermittents. Un coup je te hais, un coup je te déteste seulement, un coup je m'allie avec toi, une autre fois je me jette sur ton corps pour te faire l'amour pour après te latter la tronche... Ou alors, je rencontre un plus barge que nous (Denis Ménochet, hilarant, en ex sérial-killer reconverti en illuminé de Dieu) et alors j'oublie toutes les querelles. C'est cet incessant va et vient qui finit par avoir la peau du film qui pourtant démarrait pas trop mal. Mais arrivé en Grèce, la lassitude était là et ce n'est pas la dernière touche sirupeuse sensée attendrir le spectateur qui sauvera le film ni l'avis du pauvre spectateur qui aurait peut être du être détourné son chemin par quelques fumées volcaniques islandaises. 





3 commentaires:

  1. Bon là j'ai tout lu mais la dernière phrase, je comprends pas trop...

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