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lundi 1 juin 2015

Libération, la nouvelle formule


La presse écrite est en crise et espère sauver la mise en pariant plus sur un site internet aux nombreux clics que sur sa version papier au tirage en constante baisse. Cependant, le journal du matin acheté chez un dépositaire de presse reste une image dont on a du mal à se défaire. Il y a dans l'inconscient collectif comme une idéalisation de ce geste pourtant de moins en moins fréquent et assurément un réflexe de quinquas ou plus ou de retraités provinciaux attachés à des habitudes ancestrales. 
"Libération", journal en crise, essuyant la énième restructuration (avec nouveau propriétaire et charrette de licenciés) lance aujourd'hui une nouvelle formule papier dont l'ambition est de gagner bien entendu du lectorat, mais plutôt dans sa version numérique. Désormais "Libération " c'est " un site qui publie un quotidien". La nuance est d'importance et peut être le seule nouvelle idée qui puisse sauver la mise. Cette nouvelle ligne éditoriale n'est, pour le moment, pas tout à fait opérationnelle car elle ne sera visible dans sa version complète qu'à l'été. Seule donc la version papier, arrivée ce matin en kiosque, donne une petite idée de ce que sera l'information (de gauche ? ) de l'avenir. 
En lecteur quinqua et donc encore friand de papier (quoique le numérique....), j'ai donc acheté et lu ce numéro 10584 de ce quotidien mythique. Pour cette lecture, j'ai d'abord feuilleté rapidement. La première impression n'est pas fameuse. Un sentiment de bazar seventies assaille les yeux. Des titres en très grands caractères et en couleur presque flashies jalonnent les pages. Leur typographie très allongée et serrée n'aide pas à la lecture et pour corser le tout, c'est souvent des noms de personnes inconnues et étrangères. N'allez pas soupçonner une quelconque xénophobie chez moi, mais qui est capable de lire du premier coup d'oeil ce titre là ? :


Solution : A$AP ROCKY ( plus lisible sur ma mauvaise photo que sur la version papier 10 fois plus grande) Et il y a dans le même style : Nkurunziza (dictateur burundais) ou "scherenschnitte"(art allemand du papier découpé). C'est certain que l'oeil n'aimant pas qu'on lui résiste s'arrête sur la page. Nonobstant ce petit désagrément, c'est quand même joli à regarder, original avec toutefois une sensation de remplissage et de vide : les photos sont aussi grandes que les titres, les textes assez courts, noyés sous la couleur des gros caractères. 
Passons à la lecture. La modernité du concept ne saute pas réellement au yeux quant à l'information. Il faut avoir terminé la lecture pour s'apercevoir que ce qui fait l'actualité brute, quotidienne, se résume aux 5 pages baptisées "expresso" qui, comme son nom l'indique, nous donnent une actualité serrée et donc rapidement lue de faits essentiels ou pas. ( L'envie de BMW du ministre indien de la défense est drôle mais pas vraiment essentielle.) Le reste, et c'est peut être le plus intéressant, est un approfondissement et une mise en perspective de certains faits d'actualité brûlants ou pas. des éclairages sur l'actualité, des reportages, des points de vue, des chroniques, des éditos. Ainsi ce numéro se penche sur le succès public du film "La loi du marché" avec ce titre de une toujours un peu provocateur ("Le chômage superstar"), virant presque à la publicité déguisée ( mais le film le vaut bien) ou sur les bisbilles entre François Hollande et le pape François au sujet de la nomination de l'ambassadeur français au Vatican qui a la mauvaise idée d'être assez homosexuel. 
Je l'avoue, j'ai lu ce numéro de Libération avec un certain plaisir. Ni trop dense, ni trop sérieux, il se laisse effeuiller sans limite. On retrouve quelques éléments de l'ancienne formule, ceux qui nous émoustillaient pas mal (le portrait de la dernière page). On en trouve d'autres beaucoup plus légers comme l'horoscope ...oups...pardon ce sont les programmes télé ! Au final, malgré un rendez-vous plus coûteux (2 euros au lieu de 1,80), il se pourrait bien que j'y revienne un peu plus souvent qu'à l'habitude, ce bon vieux Libé est bien plus aguichant ce printemps !


lundi 16 juin 2014

Citrus, le mook des éditions de l'Agrume


Pour coller à l'actualité, le blogueur que je suis ne recule devant rien pour appâter le chaland. Profitant de cet engouement pour le Mundial, lui qui a horreur du foot et qui ne fait pas la différence entre le gardien de but et l'arbitre, il vient de lire en entier, le premier numéro d'un nouveau mook des jeunes éditions de l'Agrume "Citrus" (sous titrée "revue illustrée" ) entièrement consacré au foot ! 
Si on regarde un tout petit peu attentivement l'illustration de la couverture, on sent bien que le ton de la revue ne sera pas celui du commentaire d'après match, ni de l'ambiance Kronenbourg/chips/pizza. Décalage, intelligence, profondeur, voilà le programme annoncé. 
"Citrus" se compose de texte de fonds et de bandes dessinées diverses et variées, mêlant, sociologie, histoire, politique et football. C'est bien écrit, souvent pertinent et intéressant. Je n'irai pas jusqu'à dire passionnant parce que le sujet ne m'intéresse pas du tout, mais cette mise en avant de quelques histoires emblématiques de ce sport donnent tout de même à l'ensemble une cohérence et un attrait inespéré. Je serai  un rien plus critique sur certaines bandes dessinées fleurant un peu l'amateurisme, avec un graphisme proche de l'essai primal du pré-adolescent tâtant de la BD. Cela reste bien sûr subjectif.... et pas grave du tout, il faut bien débuter à un moment... 
Il y a deux choses qui font que "Citrus" m'est apparu vraiment sympathique. A défaut d'y trouver de la sueur et de la testostérone (quoique ?!), c'est, tout d'abord, la jeunesse de l'équipe qui émerge surtout avec toute sa candeur mais principalement avec un regard  assez unique sur ce sport de masse. C'est aussi, autour d'un sport macho au possible, l'occasion qui est donnée à de nombreuses femmes de se pencher sur ce sujet et de s'exprimer comme bon lui semble. Cela donne toute son originalité à ce projet qu'il faut encourager, car on aimera pouvoir lire ce qui composera les prochaines parutions avec des thèmes vraiment très alléchants : les faits divers (à l'automne) et le sexe (au printemps prochain). 
Alors, si autour de vous, les mordus du ballon rond sont légion, plutôt que d'offrir "Onze" (ça existe encore ?  Je n'en sais rien....) ou So foot, préférez cette revue autrement plus branchée et culturelle. En plus de faire une bonne action en aidant un jeune éditeur qui mouille son maillot, vous arriverez peut être à faire germer dans l'esprit de tous ces footeux, que leur sport favori développe d'autres enjeux bien plus importants ou inquiétants que les simples pronostics ou les envies de victoire de leur équipe nationale . 








vendredi 11 avril 2014

le 1

Ce printemps si avance et si agréable se voit doubler cette année d'une incroyable naissance. Mercredi, un nouvel hebdomadaire est sorti dans toutes les maisons de la presse de France ! A l'heure où la presse se meurt à petit feu, il existe encore quelques fous ou quelques financiers courageux pour oser lancer de l'information écrite sur du papier ! Ce magazine s'appelle " le 1 " et est conçu par deux anciens rédacteurs en chef du Monde.
Le concept est voulu original : inventer un journal comme il n'en existe aucun de par le monde dixit les concepteurs. Pour la forme c'est gagné, ça ne ressemble à aucun autre. C'est un magazine qui se déplie. Au départ, vous avez un format magazine normal sur 4 pages, vous dépliez et vous vous retrouvez avec deux pages format "Libération" pour vous dépliez encore et vous avez entre les mains deux autres pages d'un journal type grand quotidien ( "Le Maine Libre" dans ma région, "L'équipe" pour les sportifs) et si vous le laissez déplié vous avez une sorte de poster informatif et ultra chic qui, punaisé dans vos toilettes, sera du plus bel effet. Imaginez la surprise de vos invités quand ils verront cette semaine que vos commodités s'ornent de 3 belles photos de Raymond Depardon, entourées de textes signés Andreï Makine, Costa Gavras ou Angelin Preljocaj, répondant au titre : Ils ont rêvé la France. Classieux non ? Et pour peu que vos amis soient curieux, soit ils passent un long moment à lire oubliant les brillantes conversations de votre dîner, soit ils se précipitent chez leur marchand de journaux sitôt sortis, voulant eux aussi adopter cette irrésistible nouvelle tendance déco.
Mais "Le 1" n'est pas uniquement un objet design, c'est aussi, selon ses créateurs, un objet culturel. Pas un journal d'informations, un journal de questionnements. Chaque semaine, il posera une question et demandera à des pointures des sciences, de la philosophie, du monde culturel de donner leur éclairage. Le lecteur pourra ainsi grappiller son opinion à l'aune de ces grands esprits.
Ainsi la question est : La France fait-elle encore rêver ? Ont été convoqués à disserter J M G Le Clézio ou Tahar Ben Jelloun, auteurs de langue française mais dont les origines étrangères donnent à leurs propos une regard plus personnel. Alors j'ai lu, tous ces témoignages. Il n'en ressort rien de bien original. Il semblerait que dans le monde intellectuel, nous continuons de briller un petit peu, que notre pays offre encore aux étrangers des images de liberté propre à faire rêver. Mais courent quand même au fil des témoignages, des idées d'électrochocs pour notre société bien affaiblie...
Bien qu'aucun de ces témoignages ou avis ne m'ait littéralement emballé, emporté, enfiévré, il est évident que je continuerai à lire chaque semaine ce journal qui nous propose de nous faire réfléchir sans lourdeur. Je suis sûr que ce journal  trouvera sa vitesse de croisière, que son aura attirera de plus en plus de plumes pertinentes. La seule question qui reste en suspend : Y aura-t-il 30 000 personnes en France pour l'acheter régulièrement ( point de rentabilité) ? Si la France fait toujours rêver, alors rêvons qu'ils existent, ce serait une très bonne nouvelle.
Alors, pour 2.80 euros ne vous privez pas du  plaisir de la lecture d'un journal intelligent !

vendredi 14 mars 2014

Décapage, la revue

Je connaissais un peu la revue "Décapage" pour en avoir acheté quelques numéros selon les auteurs mis en avant. Depuis quelques numéros, le format a changé, la couleur est arrivée dans les pages et la revue prend une allure mook plus tendance. J'avoue que ces travaux de rénovation m'ont particulièrement séduit et donne à cette revue littéraire branchée et décalée, une allure bien plus sympathique.
Le numéro 49 vient de paraître et l'on y trouve à l'intérieur un esprit caustique, frondeur et intelligent au service de la littérature. Le sommaire est copieux, varié, pour tous les goûts. Comme dans toute revue, on grappille les articles au gré de son humeur, de ses envies, mais la mise en page soignée, invite à la lecture, à la découverte. J'ai pu donc sauter d'un hommage délicat et émouvant à Christian Gailly dont les textes de Jean Echenoz, de Laurent Mauvinier (entre autres) donnent vraiment envie de découvrir plus profondément cet auteur en fonçant chez son libraire rafler tous les titres disponibles, à un extrait du journal littéraire de Bernard Quiriny.
Un peu plus loin, on trouve un dossier assez rigolo : Cette oeuvre ou cet artiste que j'ai honte d'aimer. La rédaction est allée demander à toute une cohorte d'écrivains (D'Eric Neuhoff à Pierre Michon) d'écrire un petit texte sur ce thème. Jeu ambiguë car les personnalités qui y répondent, jouent sur leur image d'intellos. Il s'agit de faire bonne figure pour ne pas avoir plus tard à traîner quelques casseroles du genre : Alors Michel Onfray toujours fan de Mylène Farmer ? ( question inlassablement posée par des journalistes un rien perfides). Donc, comme on aurait pu s'y attendre, personne n'avoue faire tourner les serviettes lors d'un dîner en ville organisé à la maison ni ne posséder toutes les oeuvres de Marc Levy sous son lit. Chacun des écrivains s'en sort avec les honneurs. La palme du bon goût et de la maîtrise totale de son image revient à Karine Tuil, qui après avoir vanter les mérites de la culture des oeuvres mineures (populaire n'a pas du pouvoir sortir de sa plume) et tout en cherchant vraisemblablement son rouge à lèvres dans son sac Chanel, lâche qu'elle a honte d'aimer Céline; du grand art mais assorti d'une jolie démonstration littéraire.
Après un long autoportrait, très richement illustré d'Arnaud Cathrine, viennent les inévitables nouvelles qui sont une obligation dans une revue littéraire digne de ce nom. Au nombre de cinq, toutes inédites, toutes dignes d'intérêt (bravo la rédaction, bien choisies!), j'avoue que personnellement j'ai beaucoup apprécié celle d'Alice Zeniter sur un drôle de repas à trois à Dublin ainsi que celle de Vincent Wackenheim, proche de l'absurde mais totalement maîtrisée où la viande et la solitude y font un drôle de couple.
Pour conclure, et cela vous donnera sûrement une indication du plaisir que j'ai pris à lire "Décapage", dès que j'ai eu refermé la revue, j'ai couru chez mon libraire acheter les deux précédents numéros (et ouf il les avait en stock !). Je suis donc devenu addict à Décapage. Plus drôle que "La revue littéraire", moins  commercial que "Lire", moins sérieux que "L'infini", "Décapage" devient ma friandise littéraire.


Livre lu dans le cadre de masse critique du site BABELIO


lundi 13 janvier 2014

Pulp


Et encore un nouveau mook ! A croire que quand  la presse traditionnelle vacille dangereusement, le magazine haut de gamme vendu 16 euros (pour celui-ci) dans toutes les librairies se porte à merveille. Le créneau n'a pas l'air saturé, les éditeurs trouvant toujours une nouvelle niche inexplorée. Cette fois-ci, Pulp veut parler de sémiologie aux jeunes de 15 à 35 ans. Pas question de leur faire lire le toujours intéressant, mais un peu daté, " Mythologies" de Roland Barthes, le but est de rappeler que les images de toutes sortes qui nous entourent ne sont pas aussi anodines que leur clinquant voudrait le faire oublier.
Pour ce premier numéro, un thème est développé : féminin/masculin ou comment les codes ont fluctué au gré des époques, comment les artistes ont joué et jouent avec et comment le cerveau est modelé par les représentations incessantes d'une féminité passive et d'une masculinité dominante. Au fil d'articles assez courts, pour ne pas lasser un jeune lectorat habitué à la culture clip et au zapping, beaucoup de domaines et de sous-thèmes sont abordés de façon simple et directe. Abondamment illustré, souvent avec une iconographie vintage, ce mook est plaisant à lire et ne prend pas son lecteur pour un gourdasson inculte mais pour un être pensant prêt à réfléchir. C'est rapide, vivant, sérieux, très agréable à l'oeil. Le seul reproche que je pourrai faire à cette revue c'est un léger manque d'humour dans les textes alors que tout autour tout semble joyeux et décomplexé.
Même si personnellement je n'ai pas appris grand chose (J'ai lu Barthes et écouté les cours passionnants de Pol Corvez), une chose est certaine, je rachèterai le prochain numéro (consacré à la guerre) rien que parce que mes filles, dans le début de la  cible, ont trouvé ça formidable et moi tellement plaisant, qu'en lisant Pulp, mon image de quinqua a trouvé ainsi un semblant de jeunesse. Image quand tu nous tiens...
PS :  Quand je dis que je n'ai pas appris grand chose, c'est faux. On trouve les règles d'un jeu assez rigolo, original et même poétique à faire à partir de ses photos et du filtre Google. Je n'en dirai pas plus, vous le découvrirez par vous même en lisant Pulp!

lundi 19 août 2013

Les vacances du blogueur 2. La presse (et Inès de la Fressange dans ELLE)



Le blogueur en vacances, n'est pas uniquement plongé dans la lecture intensive de romans ou autres essais dans le seul but de proposer à ses lecteurs avides de critiques son picotin quotidien. Non, il lit aussi la presse. Ce n'est pas qu'en temps normal il ne la lise pas, mais durant la période estivale, disons qu'il en a une lecture plus pointue, moins rapide. Il prend le temps de s'intéresser à des sujets qu'il survole en temps ordinaire. Il va ainsi se passionner pour l'économie souterraine chez les fabricants de robinets pour tonneau ou pour les ravages du dopage chez les haltérophiles, sujets qu'il aurait survolé d'un oeil morne durant la période hivernale. Il va aussi profiter du relâchement général des vacances, pour se plonger, en cachette, la nuit, protégé par la pénombre d'un mobil-home silencieux, dans la lecture de titres un peu honteux du genre Voici ou Closer mais uniquement parce que ces derniers ont proposé un tee shirt soi-disant de marque à ses lectrices et que, pour habiller à pas cher ses adolescentes de filles, il est prêt à jeter aux orties ses principes culturels et surtout rentabiliser cet achat fashion et crétin.
Mais, je vous rassure, la majeure partie du temps passée à ausculter la presse magazine, a été consacré par votre serviteur, à analyser mot à mot des dossiers sur les menteurs (Télérama), la malbouffe (L'express), les écrivains d'Hollywood (Le nouvel obs) ou une interview de Brett Easton Ellis (Le monde magazine). Cela lui a permis d'alimenter la conversation avec ses voisins de mobil-home au moment de l'apéro et ainsi d'échapper à des conversations autour du petit dernier qui braille en jouant avec le portable de son père, des achats d'alcool pas cher en Espagne ou de la prochaine croupionade (carcasses de canard cuites à la braise) organisée par le club de rugby local . Evidemment, je me demande encore pourquoi je n'ai jamais été réinvité ni pourquoi mes tentatives d'invitations ont toutes été déclinées malgré la promesse d'un rosé de chez le producteur particulièrement goûteux. Peut être que si j'avais évoqué le nouvel amant d'Amel Bent, la dernière rupture de Jennifer ou  raconté, le regard ébloui, que j'avais aperçu la soeur du père de Nabilla nue sur la plage... Mais, on se se refait pas et je n'avais qu'à passer mes vacances à Avignon plutôt que dans un mobil-home à Montalivet !
Par contre, j'ai lu avec assiduité ma revue féminine préférée : ELLE ! Comme chaque été, je me suis repu des recettes de cuisine à faire avec un camping gaz (là, j'exagère un peu, je mixe deux articles), à condition d'avoir emporté avec soi du chou kale, du wakamé ou du dulse, ingrédients indispensables pour composer des menus "alcaline eating", régime chic qui fait fureur chez les stars....Du genre Jennifer Aniston, l'actrice (?) qui tous les étés, bien que n'ayant rien à présenter, rien à dire,(et dont on a rien à faire) hante systématiquement les pages de la revue.
Mais que serait un été avec ELLE, sans Inès de la Fressange ? Le reportage qui lui est consacré ce mois d'août est un régal ! Cette année, et avant que l'on fête ses bientôt 60 ans, on nous la présente jeune ( mais on est habitué, elle a 25 ans depuis 30 ans), cool (toujours, quelle vivacité !) mais surtout très simple et accessible comme toute lectrice du magazine qui n'a pas la possibilité de passer ses vacances dans une propriété de 25 pièces avec piscine dans le Lubéron. Figurez-vous qu'Inès porte des jeans H&M, des chemises achetées 5 euros dans une friperie et joue à la pétanque ! Elle adore les paniers en osier chinés dans les brocantes pour trois fois rien (mais pose avec un panier Hermès parce que ceux que la stagiaire avait ramené pour le shooting était trop poussiéreux). Si vous voulez le vérifier, le magazine nous donne l'endroit exact dans Paris, où la future mamie se prélasse l'été, loin de Saint Tropez : pont Alexandre III, à droite en descendant, sur les chaises de la même couleur que chez Sénéquier (on ne se refait pas). Moi, j'ai vérifié si elle portait bien des jeans de la marque suédoise bon marché et des chemises d'occase. Je ne suis pas allé rive gauche sous le pont Alexandre III (j'ai préféré me balader dans Berlin), j'ai simplement regardé le détail des vêtements portés sur la photo de couverture... Hé ben , elle fait rien qu'à mentir Inès ! Tout vient de chez Journal Standard Luxe, un lieu que je ne connais pas et qui de toute évidence révulserait ma carte bleue. Je suggère au magazine pour l'été prochain de nous intégrer Inès dans leurs pages déco et de nous la présenter radieuse et épanouie dans son F2 de Montreuil... On est mûr pour le croire !
Je vais arrêter là car sinon, maintenant que je suis lancé,  je risque de me moquer aussi de la vie si belle de Leîla Behkhti (qui ?) ou de l'album des extraordinaires vacances d'Alessandra Sublet.
Je vais plutôt retourner dans ma cuisine, j'ai des pâtes à faire cuire pour nourrir ma famille et s'il me reste un peu d'argent après mes folies en mobil-home, je pourrai les agrémenter d'un peu de fromage râpé acheté chez Lidl. ( Non, je n'accepte aucun don ! d'ailleurs, y'a pas de lien Paypal sur mon blog ....)


samedi 18 août 2012

Longcours


Et hop un nouveau mook ! (contraction de magazine et de book). Après quelques petits éditeurs qui ont lancé le mouvement avec succès (notamment les éditions des arènes avec XXI et 6 mois, mais d'autres aussi avec Feuilleton, Schnock, Believer, ...) et la présence de Bayard avec Muze et France Culture papier, c'est au tour du groupe Express/Roularta de se lancer dans la course.
Le créneau est-il porteur ? Est-il indispensable pour leur image de marque que les éditeurs aient chacun le leur, histoire de ne laisser aucune niche aux concurrents ? La demande pour ce genre de revue haut de gamme est-elle si forte ? Je m'interroge. Y aura-t-il de la place et donc des lecteurs pour tout le monde ? L'avenir nous le dira.
Avec un titre pareil, la revue veut faire voyager son lectorat et le moins que je puisse dire c'est qu'elle y réussit. De longs reportages en Australie, à Cuba, en Egypte, en Chine, écrits avec talent et quelquefois par des grosses pointures : Douglas Kennedy nous livre une nouvelle inédite pas vraiment voyageuse mais qui peut trouver un écho avec le reportage en Ukraine et au Canada sur ces féministes qui s'opposent à la marchandisation et aux violences faites à leur corps. On trouve également l'ethnologue Philippe Frey et le désormais inévitable Sylvain Tesson, voyageur à succès et même un article de Mark Twain tout à fait passionnant. On y trouve aussi quelques incontournables reportages photos évidemment de grande qualité et même un petit roman graphique (une BD quoi !) en guise de dessert. La mise en page, classique et soignée, rappelle celle d'un quotidien quand les textes sont sur trois colonnes au lieu de deux, mais permet une   lecture confortable.
"Long-cours" est un beau mook, on en attendait pas moins du groupe Roularta, reste à savoir s'il trouvera sa place dans cet univers bien chargé. Mais je fais confiance à la force de frappe du groupe pour lancer dignement cette revue. Déjà, dans le numéro de cette semaine de l'Express, on trouvait un publi-rédactionnel de six pages dans sa rubrique "lecture".
Quant à moi, je suis séduit par ce premier numéro et je pense que le second viendra honorer ma table de salon cet automne.

lundi 12 mars 2012

France culture papiers


Cela faisait un petit moment que je voulais parler des "mooks" et la sortie du très prometteur "France Culture Papiers" m'en donne l'occasion.
Oui, il paraît que ce genre de magazine s'appelle un mook, qui est la contraction de magazine et de book.
Il semblerait toutefois que certains continuent à appeler cela revue, dans le sens chic du terme, celui qui fait penser à "La revue des deux mondes" ou à "Esprit".
France Culture Papiers n'est pas le premier mook à voir le jour. C'est le très beau XXI qui a lancé la mode avec succès, suivi de "Usbek et Rica" qui vient lui de passer en version vrai magazine, puis on a vu "Muze" pour les jeunes femmes intellos, "Schnock" pour les cinquantenaires nostalgiques mais fringants, "6 mois" pour les passionnés de reportages photos, "Otograff" que l'on compose en partie sur le net et "Feuilleton" pour les amoureux des longs reportages bien écrits.
Tous ces mooks ont les mêmes particularités : leur prix avoisinant les 15 euros, une périodicité trimestrielle, du beau papier, des photos de qualité et une très belle mise en page. Cela en fait des objets que l'on aime garder voire exposer sur sa table de salon (il faut l'avouer que c'est plus chic que "Voici").
France Culture Papiers ne déroge pas à la règle. Edité par Bayard, il a la très bonne idée de mettre en page et en photos les émissions d'une radio que tout le monde nous envie mais qui n'est pas forcément la plus écoutée. Personnellement, il m'arrive de m'y brancher mais sans en être un auditeur fidèle. 
Et cette revue est un vrai bonheur ! Elle reprend tout ce qui a marqué l'antenne durant le trimestre, interviews, chroniques, reportages, le tout remarquablement mis en page. Un régal pour l'oeil et l'esprit. Les articles ne sont pas trop longs. On peut grappiller au fil des jours et selon son humeur, un entretien avec Jan Fabre, Gérard Depardieu évoquant Marguerite Duras, un dossier sur les révolutions arabes ou l'univers de la psychiatrie, une chronique de Danièle Sallenave sur l'expression "Ma maman". C'est varié, c'est vivant, c'est stimulant. Ils ont même pensé à une partie "archives" car nombreuses et diablement intéressantes pour cette radio qui a reçu et reçoit tout ce que le monde fait d'intelligence.
C'est certain que ce mook m'accompagnera tout le printemps, que j'achèterai le prochain et il sûr que je vais beaucoup l'offrir. Je pense aussi que je risque de me connecter plus souvent sur les ondes de France Culture, le grand trip culturel, quoi!

vendredi 23 septembre 2011

Le monde

Depuis quelques jours dans les pages du Monde et des news magazines, ont fleuri des publicités pour la nouvelle formule du Monde week-end. Si l'on prêtait attention à ces annonces, on allait voir ce que l'on allait voir. Enfin une offre de lecture comme dans les suppléments  de la presse anglo saxonne!
Je me réjouissais déjà de mon kilo de papier que j'allais feuilleter avec délectation durant mon samedi voire mon dimanche.
Cet après-midi, je me suis précipité chez mon marchand de journaux, avide de découvrir cette nouvelle mouture.
Première surprise, ce n'est pas très lourd, rien à voir avec ce que j'avais imaginé, nettement plus léger que le Figaro magazine..
Deuxième surprise, le prix, en légère augmentation (0,90 centimes), mais rien comparé au supplément d'infos qui doit m'attendre à l'intérieur.
Bon, en feuilletant le journal, c'est comme d'habitude avec en plus un cahier sport et forme pas mal fait et lisible pour quelqu'un qui n'aime pas beaucoup le sport comme moi, un cahier science et techno qui peut me faire me désabonner à Sciences et vie et un cahier culture et idées digne du Monde, c'est à dire intelligent et passionnant (avec notamment une lumineuse interview d'Annie Ernaux). De ce côté là, rien à dire...
Puis j'ai pris le nouveau magazine, avec en couverture, une photo pas vraiment flatteuse d'Arnaud Lagardére dont la vie rêvée nous est contée à l'intérieur par Raphaëlle Bacquet et Ariane Chemin, duo choc et haut de gamme du journalisme. Ajoutez à cela un format un peu plus large que l'ancienne mouture et l'impression d'une revue prestigieuse se présente.
On déchante très vite dès l'ouverture. La première partie intitulée "la semaine" est illisible. Le rédactionnel, illustré de petites photos indigentes, est noyé au milieu de la pub qui, elle, ose la belle photo pleine page. La deuxième partie, "le magazine" est mieux fichue et toujours intéressante. Je ne m'attarderais pas sur les deux dernières "Le style" et "La culture", sans style et bâclées.
Bref ce magazine est une déception en terme d'image, cela ressemble à un attrape pub (ce qu'il est d'ailleurs), intelligent certes mais à la lecture peu agréable.
Donnons-lui quelques semaines pour adopter un style et un rythme de croisière qui sied un peu mieux au standing de notre grand quotidien français de référence.

mercredi 24 août 2011

Télérama

Comme beaucoup d'enseignants à ce qu'on dit, je suis un lecteur assidu de Télérama. Le magazine bobo par excellence est, pour moi, un petit plaisir renouvelé toutes les semaines depuis maintenant presque 40 ans.
C'est un compagnon, un guide, une source infinie de culture, de désaccords, d'enthousiasme, de découvertes, bref un ami de papier. Et le papier, j'aime ça! Livres, magazines font partie de mon quotidien. Un jour sans ma visite chez mon marchand de journaux est une mauvaise journée.
Par ailleurs, j'ai aussi à la maison, une de ces tablettes à la mode, j'ai nommé un ipad. Engin pratique, ludique, fait aussi bien pour la lecture que pour la musique, la presse magazine a investi le média avec forces applications. Pour en avoir tester certaines, je peux déjà dire que mon marchand de journaux à encore quelques beaux jours devant lui. Si "Le monde" ou Libération" ont des applications plutôt pratiques et permettant de lire les livre à moins cher (0,79€), "Le nouvel obs", "Le point" ou "L'express" ne brillent pas par leur originalité.
Et puis, il y a Télérama...
Puisque je suis abonné à la revue, j'ai droit gratuitement à la version ipad. Et là, je dis BRAVO!!!
C'est un complément essentiel à la revue car en plus de lire le magazine dans son intégralité et dans d'excellentes conditions, l'appli est bourrée de contenus multimédias.
Par exemple, pour chaque film critiqué, on trouve un lien pour visionner la bande annonce et en plus une critique audio. Pour les expos, on peut trouver des photos supplémentaires des oeuvres présentées. Pour la télévision, qui reste la partie la moins développée en contenu interactif, on peut trouver des extraits d'émissions. Mais, la cerise sur le gâteau, c'est la partie critique de livre où les coups de coeur de la rédaction ont droit à un supplément audio sous la forme de la lecture de quelques pages de l'ouvrage. Un vrai bonheur...
Avec tout ça, je sens que je ne suis pas prêt de laisser tomber mon Télérama. Par contre le marchand de journaux à du souci à se faire. Si tous les magazines se mettent à concocter une version numérique aussi enthousiasmante que Télérama, la révolution des tablettes sera en marche et rien ne l'arrêtera.


dimanche 21 août 2011

Serge (le magazine)

Comme vous ne le savez peut être pas, je remplis mon ipod de chansons françaises de Mireille (la vraie, pas  Matthieu) à Cyril Mokaïesh. Bon, je fais des choix, certains artistes n'obtenant pas de ticket d'entrée (j'ai une allergie pour les chanteuses à voix qui hurlent l'amour et la séparation).
Quand, à la rentrée dernière, est apparue en kiosque la revue "Serge" consacrée à la chanson uniquement francophone, j'ai dû être le premier acheteur (du moins dans ma ville).
La revue est plutôt classieuse : beau papier, belle mise en page, le rédactionnel oscillant entre décryptage, légèreté et patrimoine, mettant en avant les dernières productions francophones et décryptant les tendances du moment dans des articles assez astucieux.
Sa parution est bimestrielle mais décalé par rapport aux autres revues. Ainsi l'avant dernier numéro couvrait les mois de juin/juillet alors que les confrères préfèrent sortir un spécial été couvrant juillet et août, permettant d'envoyer les journalistes se ressourcer sur quelques plages à la mode.
C'est pour cette raison que je n'ai découvert le numéro 6 de Serge qu'hier.
J'avoue, en voyant la couv', j'ai eu un moment d'hésitation avant de passer à la caisse. Le magazine met en avant trois chanteuses : Zaz, Nolwenn Leroy et L.
Je connais un peu l'oeuvre lyrique des trois dames.
Un soir d'égarement ou de promotion, j'ai téléchargé (légalement!) l'album de Zaz. Je l'ai écouté une fois. De cette écoute, que je jure attentive, ne surnage à mon goût qu'un titre : La fée (repris en single depuis peu).
Nolwenn Leroy a la chance d'avoir aussi  trois titres dans mon ipod : un de la période Voulzy, Mon ange (chanson à faire pleurer dans les chaumières sur la mort d'un enfant) et un morceau de son avant dernier album enregistré aux îles Féroé avec un groupe branché mais inconnu. Ses reprises de chants bretons m'ont par contre autant intéressé qu'une nuit de camping au mois de novembre à la pointe du Raz. De plus, j'ai eu la (mal)chance d'assister (gratuitement heureusement) à un de ces concerts aux tonalités bretonnes. Si la jolie Nolwenn déploie sur scène beaucoup énergie, le spectacle auquel j'ai assisté était assez catastrophique, les musiciens faisant le minimum syndical, la sono étant mal réglée.
Quant à L, je n'avais pas pu passer à côté du torrent d'éloge dont a bénéficié son premier album sorti au printemps dernier, avec, cerise sur le gâteau, la couverture de Télérama! Evidemment, j'ai visionné le mini concert offert par le même journal sur son site web, je m'en suis allé écouter le tout sur deezer et... ben, je n'ai pas accroché. Je reconnais la belle ouvrage, les textes bien écrits, les thèmes originaux mais ça ne passe pas. Il manque chez la dame un je sais quoi qui puisse faire la différence, un look, un mystère, un gros noeud dans les cheveux, ...
Malgré tout, j'ai acheté Serge et je ne l'ai pas regretté. Une lecture d'été idéale pour qui aime la chanson.
Même le dossier sur les trois chanteuses de l'année est sympa.  Il faut découvrir l'interview émouvante de MC Solaar qui rame à trouver l'inspiration et dont les albums sont interdits de diffusion. Le reportage sur l'album photo de, et commenté par Maxime Leforestier sur ses débuts dans la chanson est pétri de sincérité. Le dossier sur l'argent des comédies musicales nous cloue sur place quand on apprend que pour mieux vendre un "Mozart opéra rock", les producteurs ont fait appel aux coiffeurs comme vecteurs publicitaires (on les invite puis ils en parlent aux clientes). La dernière partie du magazine a été laissé aux bons soins des Brigitte, sacrées rédactrices en chef, et c'est, bien entendu, totalement barré.
Si comme moi vous appréciez la chanson française et si vous ne connaissez pas Serge (garanti sans Céline Dion), courez dépenser 5 euros chez votre marchand de journaux, vous devriez ne pas le regretter.


mardi 16 août 2011

Inès de la Fressange dans Elle

Ce matin mon regard s'est arrêté sur la couverture du dernier numéro de Elle daté du 12 août.
C'est bizarre me suis-je dit, que peut donc avoir comme actu la chanteuse Liane Foly pour faire la couv' de ce vénérable magazine?
En regardant plus attentivement, je lis qu'il s'agit plutôt d'Inès de la Fressange. Auraient-elles donc le même chirurgien?
Peu importe! Moi, Inès de la Fressange, je la trouve plutôt sympa. Au classement de mes personnalités françaises les plus importantes, elles est classée 234ème, ce qui est bien pour un ancien mannequin recyclé. (Pour donner un ordre d'idée, BHL, lui, est 993ème juste derrière Florence B la caissière de la supérette de mon quartier qui me met de bonne humeur chaque fois que je passe à sa caisse.)
Inès de la Fressange, c'est la parisienne, un rien gouailleuse, qui pose un humour décalé sur un milieu qui en manque souvent. Et puis, j'ai un point commun avec Inès, nous avons le même âge : 54 ans. Raison de plus pour ouvrir le magazine ELLE et me jeter sur le.... heu... comment dire? Ce n'est pas un reportage, ce n'est pas une interwiew, pas vraiment un portrait, mais ça ressemble plutôt à des pages de mode, le tout sur 20 pages sobrement intitulées "Party de campagne".
Le texte sur une pleine page est un modèle du genre. Inès est follement heureuse en vacances avec ses filles (sauf que les photos ont été faites au mois de juin, sans l'ainée qui devait sûrement passer son bac français). Tout lui réussit : son nouveau fiancé brille et pétille dans les dîners parisiens, elle vient de décrocher un nouveau contrat pour être égérie chez L'Oréal, son livre cartonne et, cerise sur le gâââteau chacune de ses filles va être également égérie qui d'un parfum italien pour l'une et qui d'une boutique de vêtement pour l'autre. Bref tout roule et je suis content pour elles!
La journaliste de ELLE est en extase devant Inès, ce bonheur..., cette complicité avec ses deux ados... mais comment fait-elle? Elle ne fait rien Inès, le bonheur c'est naturel pour elle surtout devant l'objectif du magazine et sous la plume servile de la journaliste au service des stars.
Là ou ça coince, c'est que le lecteur ou la lectrice,n'y croit plus à ces articles d'un autre temps. Déjà, la semaine dernière, le même magazine, avait déliré sur le retour de couche radieux de Marion Cotillard, nous offrant un reportage dégoulinant d'adjectifs sirupeux autour de la star sublimée par sa récente maternité. Pas une once de recul, que du sucre, du miel. jusqu'à l'écoeurement. On veut bien rêver un peu sur la plage devant des photos sublimées, photoshopées de nos vedettes mais de grâce, un peu de retenue!
Cette semaine, Inès de la Fressange en fait les frais. Ces photos floutées, surexposées de fausses vacances en Provence, faites pour cacher une cinquantaine, certes superbe, n'apportent rien de plus à son image. Elles nous renvoient plutôt une personne pas si sereine que ça, essayant de retenir vainement une jeunesse qui s'enfuit et qui n'arrive pas à assumer son âge véritable.
Je le dis : je veux voir de la ride, du capiton, des taches de vieillesse sur les photos de nos amies les vedettes. Elles n'en seront que plus humaines plus proches de nous mais toujours aussi inaccessibles de part leur statut d'ultra priviligiées Nous avons besoin de réel, de vérité et de simplicité dans notre époque où tout est vitrine, opacité et rentabilité.
Alors, Inès, la prochaine fois que ELLE vous propose un reportage photo, faites-vous photographier dans le Bricorama dont vous nous vantez les charmes et exigez que le service photo jette Photoshop à la poubelle. Je pense que pour vous ils le feront!