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lundi 5 décembre 2022

L'emprise de Mylène Farmer


A cause d'un cadeau offert à Noël dernier ( 2 places au stade de France pour un concert de Mylène Farmer) , me voilà donc à quasi écouter en boucle ( heu ...non...j'exagère... de temps en temps) le nouvel album de notre diva. Il faut qu'en juin je puisse me mettre dans l'ambiance et chanter avec les milliers de spectateurs, ses nouvelles chansons, les anciennes étant plus ou moins intégrées. 
Disons-le tout net, la promo de ce nouvel opus m'avait alléché grâce à l'annonce de la présence de Woodkid dans l'élaboration de 7 titres, pensant qu'il allait donner au répertoire de la chanteuse une allure au mieux  plus punchy, au pire différente. Las, à l'écoute, on se dit que ce cher Woodkid ne s'est pas foulé, se contentant de vaguement  creuser le sillon des (7!) chansons lentes et hauts perchées ( bon ok "A tout jamais" est vaguement plus rythmée) que notre star aime tant interpréter devant un public au bord des larmes, seules quelques nappes de cordes et quelques vagues percus ( souvent en fin de morceau) viennent rappeler sa collaboration. On se dit que notre désormais soixantenaire ( Mylène pas Woodkid!) va peut être offrir un spectacle plus calme, moins dansant, une sorte de récital plus en harmonie avec son âge, céleste, mystique et cristallin. 
Pour un côté plus .... festif ? non, le terme ne va pas...plus joyeux ? non plus.... plus rythmé, plus pop... il est heureux que Moby lui ait concocté 2 titres, principalement  "Bouteille à la mer", sur le naufrage du temps qui passe, qui reste, dont la mélodie entêtante semble vouée à être un tube, voire à sérieusement  ambiancer son futur show. 
L'autre petite pépite de cet album, reste le seul titre ni écrit ni composé par Mylène, mais par AaRON :  "Rayon vert", très judicieusement mis en avant par un clip mettant en scène la chanteuse ...ou son avatar  (autre création de Woodkid ), dont le refrain entre dans votre tête sans problème, mix  éclairé entre chanson lente et rythmée, convenant désormais parfaitement à notre nouvelle détentrice de carte SNCF senior+. 
J'ai l'air de faire la fine bouche, mais, pour être honnête, "L'emprise" demeure un album agréable à écouter, totalement farmérien et dont quelques titres risquent la sublimation lors de la prochaine tournée des stades de la chanteuse. Que demander de plus ? "Rien, rien ne nous retient " d'aimer encore et toujours Mylène. 




 

vendredi 21 janvier 2022

Un jour, je de Pierre de Maere


Janvier 2022,  prenons date, sort le premier EP d'un jeune belge de 20 ans : Pierre de Maere qui possède toutes les chances de devenir une star de la chanson ( et peut être plus). 
Dans la cohorte de jeunes chanteurs/chanteuses qui essaient de percer en ce moment, celui-ci a dans sa musette une collection importante d'atouts. En plus d'une belle gueule, un physique avantageux qui joue sans complexe avec une certaine fluidité des genres, il écrit, compose, et chante d'une voix qui se remarque quasi dès la première note. Ce premier EP, intitulé "Un jour, je" (pour, au premier abord, "Un jour, j'épouserai un ange" un des titres phares de l'album, mais plutôt pour "Un jour, je serai une star" si l'on en croit ses interviews) pose la première pierre d'une chanson française pop bien calibrée pour plaire à un public assez large. Compositions efficaces, mélodies qui accrochent l'oreille, voix bien placée jouant  des graves comme des aigus, ce n'est pas tout à fait nouveau dans le milieu musical où ils sont nombreux à jouer dans cette cour, mais ici, en plus de cette petite particularité de rouler plus ou moins les "R" ( sans que cela fasse terroir!) , on sent que derrière il y a un plus, un je ne sais pas quoi qui fera sans doute la différence. Est-ce cette réelle ambition avouée à longueur d'interviews d'être une future  grande vedette sans que jamais cela ne paraisse jamais antipathique, vaniteux, mais totalement charmant ? Est-ce ce sentiment que ce jeune homme a intégré tous les codes du marché de l'images et en joue avec une facilité déconcertante mêlant musique, mode, promotion de soi sans jamais que cela apparaisse vain ou creux ? Mais n'est-ce pas tout simplement un réel talent naissant qui devrait grandir avec le temps. L'homme a une vraie personnalité, reste à savoir s'il saura bien s'entourer pour aller au bout de ses rêves. 
Pour l'heure, on doit écouter ce premier EP très efficace ( un bémol sur certaines paroles un poil légères et qui laissent croire qu'il est arrivé à faire du placement de produits ( Burberry, Gucci ) !) de quelqu'un dont on entendra certainement parler dans les mois qui viennent, confirmant que la Belgique est un sacré terroir pour les artistes talentueux. Pierre de Maere, plus qu'un nom à retenir, une voix et une personnalité aussi angélique que fascinante, de la graine de star ! 



lundi 17 mai 2021

L'amour, hélas de Clio


 Le troisième album de Clio peut être qualifié de gonflé. Imaginez, 10 chansons, qui, dès la première écoute s'engouffrent dans vos oreilles de façon évidente alors qu'il n'y ni Auto-Tune, ni slam, ni phrasé rap, ni production grandiose, grandiloquente, ni sons ciblés radio FM, aucun rythme chaloupé, aucune rythmique techno, disco, électro, juste quelques claviers simples.  Rajoutons une voix limpide de fragilité, juste ( une qualité, plus proche de Jane Birkin que de Céline Dion, qui ne s'amuse pas à faire des effets et ne ferait donc retourner aucun membre de "The Voice" chantant des textes fluides, ni militants, ni parlant  d'amoooouuuur avec des trémolos dans la voix mais juste d'une vie amoureuse faite de doutes, de séparation, de solitude, de petits chagrins, de petits bonheurs. Ouais, bof, me direz-vous, de la guimauve sans relief, on passe !! NON et NON, on ne passe pas, on se laisse attraper par la main, et l'oreille bien sûr, et on déguste ce qui est sans conteste l'album le plus culotté du moment à cause de ce minimalisme totalement assumé ( "Dans mes chansons , il n'y a jamais grand fond, que nos inclinations" chante-t-elle dans "L'amour, hélas" qui donne le titre à cet opus). 

Minimaliste peut être, mais évidemment talentueux, car Clio,  autrice, compositrice, interprète, confirme son grand talent de mélodiste. Elle n'a pas son pareil pour mettre en musique  le spleen d'une jeune trentenaire ( "Ai-je perdu le Nord  ?" ou "Elle voudrait" ) ou ses amours contrariées que ce soit à Prague, à Berlin ou ailleurs, proposés ici comme un voyage nostalgique mais jamais tragique ni triste, juste effleuré avec pudeur et une douce poétique touchante et rêveuse. La voix cristalline de Clio enveloppe ses compositions avec grâce et subtilité. Elle pourrait être cette copine un peu réservée, cette amie pudique à la contemplation créative. Et si vous avez quand même encore un doute, sachez juste que dans cet album figure un duo de la chanteuse avec ... Iggy Pop ! Clio voulait une voix grave avec l'accent anglais pour l'accompagner sur son titre "L'appartement". Son producteur a eu le culot d'envoyer une maquette à la star qui, bien que ne connaissant pas Clio, fut totalement séduit par la chanson ( inspirée d'un poème de Francis Carco et à la mélodie magnifique) et l'enregistra. Il a du goût Iggy et on peut espérer que cela mettre un coup d'éclairage sur cette chanteuse qui occupe une place bien particulière dans notre chanson hexagonale. 

Clio  accompagnera avec douceur notre époque trop portée sur le clinquant, les gros bras, les grosses machines, les grosses voix. Clio, c'est la caresse d'une chanson paisible pour rendre nos vies plus douces. 

L'appartement Clio/Iggy Pop


Ai-je perdu le Nord ? 


Elle voudrait

mardi 13 avril 2021

Printemps 2021, la chanson française nous invite à danser.

 

"Danser encore" HK

Alors que tous les lieux culturels restent fermés,  que les endroits conviviaux comme les boîtes, les bals populaires, les soirées festives risquent de ne pas voir le jour avant longtemps encore, nos artistes lyriques français ne pensent qu'à une chose : danser, s'enlacer en musique, toucher des corps, bref revivre enfin. 

Ces dernières semaines sont sortis divers titres avec des inspirations très diverses mais qui tournent tous autour d'une même obsession : DANSER ! 

En tête de ce billet, vous ne raterez pas la version live ( flash mob pas improvisé mais sacrément électrisant donné la semaine dernière à la gare de l'Est ) de "Danser encore" par HK. Ce groupe militant avait déjà fait un gros coup au début des années 2010 en créant l'hymne d'une multitude de manifs de cette époque, le fameux " On lâche rien". La crise actuelle a inspiré  ce titre "Danser encore", hautement addictif, chaleureux, dansant, qui est en train de devenir viral et va de toutes les façons rythmer de façon entêtante et dansante toutes les manifs des intermittents en particulier mais de tous les autres également. 

S'il n'est pas question de danse à proprement parlé dans le nouveau titre de Clara Luciani "Le reste", le clip ultra vitaminé qui accompagne cette sortie est un véritable clin d'oeil à Jacques Demy. Soudain, cette chanson pop, peut être pas en course pour rivaliser avec la fameuse " La grenade", donne envie de bouger, de danser sous le soleil...( et accroche assurément par cette façon franche d'évoquer le cul d'un amour passé). 

Le reste Clara Luciani

Plus sombre, mais à la pop dansante, le désormais écrivain/chanteur Joseph d'Anvers, dans son dernier album "Doppelgänger", nous propose ce titre " Comme ils dansent" , évocation nocturne, teintée de nostalgie, d'heures passées sur des dancefloors au milieu de néons multicolores. Une certaine solitude nimbe ce titre. On dansait peut être avant, mais n'était-ce finalement pas pour nous étourdir, tout oublier ? 

Comme ils dansent Joseph d'Anvers

Plus simple, plus résolument porté vers la gaieté, le nouveau titre de Tim Dup " Juste pour te plaire" est une invitation à la danse. Le rythme chaloupé ( un peu comme dans "Mourir vieux") engage à bouger son corps à l'instar du chanteur, qui dans le clip, n'hésite pas à quitter le piano derrière lequel on le voit beaucoup, à tomber la chemise et à danser, danser, tout le temps, partout, ...

Juste pour te plaire Tim Dup

Pour terminer, je suis tombé sur le titre d'une inconnue ( pour le moment) Carla de Coignac. Son titre "Danse", évoque un difficile lâcher prise et bien sûr met tout en oeuvre pour que l'on bouge sans complexe. En fouillant sur le net, j'ai eu la surprise de trouver ( déjà) une jolie reprise du dernier titre de Clara Luciani ( mentionné plus haut). Si son passage à "La nouvelle star" ou sa participation sur 5 titres dans le dernier album de Louane, signale qu'elle a  déjà un pied dans le métier, il semblerait qu'elle ait tapé dans l'oreille ( dans l'oeil?) de Benjamin Biolay qui l'a invitée dans une émission dont il était le programmateur. Elle a 22 ans, elle sort donc ces jours-ci son premier titre... A suivre avec attention. 

Danse Carla de Coignac


Le reste ( de Clara Luciani) Carla de Coignac

mardi 2 mars 2021

Coup de blues dans la chanson française

 

"Dilemme" You and The Yakusa

Ca avait débuté il y a un an avec l'arrivée du COVID. Lou and the Yakusa sortait son titre "Dilemne" et son refrain entêtant : 

Seule, seule, seule

Si je pouvais je vivrai seule 

Loin des problèmes et des dilemmes , na nananana

Il faut croire que cette arrivée triomphale sur la scène de la chanson française a inspiré, non pas un mouvement musical, mais une thématique plus souterraine qui, amplifié par les différents confinements, resurgit dans les nouveautés de ce début d'année. Le manque de lien social, le repli sur soi-même, les couples qui explosent, la dépression qui gagne du terrain figurent dans beaucoup de chansons  de ce début d'année. 

Commençons par la nouvelle la plus triste : Thérapie Taxi, c'est fini...ils se séparent ( le confinement ? ) et vont vraisemblablement entamer une carrière solo. Pour marquer cette rupture, un titre, en partance pour être un des tubes du moment ( générique de l'émission "Quotidien" depuis des semaines) : "Eté 90", moins trash que les précédentes compositions du groupe, annonce cependant clairement la couleur et figure dans un EP au titre tout aussi explicite : "Rupture 2 merde". Seuls...enfin séparés,  ils poursuivront leur route...



Autre victime du confinement, François-Henri, le chanteur en sous-pull et dont le style lorgne vers un revival de Michel Berger. Lui, être confiné lui a plu et nous propose ce titre "Parler à personne", ( clin d'oeil au premier tube Véronique Sanson Besoin de personne ? ). On ne peut que lui souhaiter la même entrée en fanfare dans le métier...


Le confinement a eu du bon pour la création ...en solitaire.... beaucoup de piano voix, d'accompagnements simples ...et des prises de conscience . Eddy de Pretto, nous offre un deuxième titre de son futur album sortant dans un mois. Ici aussi, il chante une séparation... avec Caroline ....qu'il faut prendre dans le sens "cocaïne". Titre inspiré et remarquablement écrit, comme d'hab. C'est donc seul,  sans substance, ( on espère pour lui)  qu'il se produira dorénavant. 


Dans un autre genre, la mélancolie, la solitude infusent dans le titre pourtant pop et sautillant de la toujours délicieuse Clio qui nous offre un "Elle voudrait" qui embrasse parfaitement l'air du temps. Oui, on voudrait tous un " un super trampoline , un taxi vitamine " histoire de rebondir un peu dans cette période pas drôle. 


Terminons avec un petit nouveau qui vient d'obtenir le prix "Fair" 2021 ( FAIR est le premier dispositif  en France qui aide au démarrage de carrières dans la chanson ) : Chien noir ( de son vrai nom Jean Grillet), auteur, compositeur et interprète, propose depuis quelques mois des titres accrocheurs. Cette semaine, paraît " Histoire vraie", titre piano/voix qui rentre dans la tête. Si le thème de la chanson n'évoque pas forcément la solitude ambiante, son ( très beau) clip lui, place le chanteur dans une immensité urbaine très parlante. Et nul doute que ses prochains concerts, il ne les fera seul, loin de là !








samedi 7 novembre 2020

Les chanteuses ont juste un prénom




"Fever" Angèle et Duo Lipa

Angèle, en plus d'être une des têtes de file de cette chanson française pop et féministe, illustre aussi cette tendance lourde où, dorénavant une nouvelle chanteuse ne se nomme qu'avec un prénom ( seule Clara Luciani semble y échapper et Aya Nakamura...). Cette originalité ne date pas d'aujourd'hui de Damia à Fréhel, de Barbara à Sheila, souvent les stars de la chanson ne portaient qu'un seul prénom. Tendance forte dans les années 20/30 du siècle dernier, la mode marque le pas à la fin du 20è ( Lio, ok, mais Véronique Sanson , Mylène Farmer , ...). Mais depuis une petite dizaine d'années, qui dit nouvelle voix féminine dans la chanson, dit un nouveau prénom ( de plus en plus créatifs au fil des ans). Nous avons eu donc Angèle, mais aussi Rose, Suzanne, Pomme, Vitaa, Louane, et aussi Clou, Vanille, Paulette et j'en passe. 
Si par le passé je vous ai déjà présenté Hoshi ou Clio, dans le bouillonnement de cette jeune chanson française au féminin, voici 5 autres voix qui ont titillé mes oreilles ces derniers temps. 


" A deux" Louisadonna 

Avec un prénom qui lorgne sans aucune gêne vers Madonna, un clip et des paroles franchement explicites qui démodent sans mal des anciennes vaguement sulfureuses ( Mylène F.), Louisadonna se présente comme une militante féministe et surtout ( pour le moment ) du plaisir féminin. Sa chanson " A Deux" possède pas mal d'atouts pour connaître au minimum un vrai succès d'estime, mais telle qu'elle est écrite, risque d'avoir du mal à passer en radio. On y parle de sucer, de sexe anal,...l'époque reste hélas prude... Un version dite "clean" existe aussi ( re hélas). 



"Corps" Yseult

Difficile de ne pas parler d'Yseult, même si son magnifique titre "Corps" est déjà un vrai succès depuis le printemps dernier faisant dorénavant partie des chanteuses actuelles qui comptent. En plus d'un clip lui aussi gonflé, revendiquant un corps rond et voluptueux, on ne peut qu'être séduit par cette voix sublime et ce texte tout en finesse. Un nouvel EP sort à la fin de ce mois. On l'attend avec impatience !



"La mer" Saskia

Intituler après Trenet une chanson "La mer", il fallait oser. Les jeunes chanteuses d'aujourd'hui osent tout. Et, époque oblige, Saskia, l'emporte non pas vers les golfes clairs ( malgré une mélodie très agréable) mais plus vers les immensités de déchets plastique ou de rejets pétroliers. Militante aussi donc, plus en demi-teinte par rapport à ses consoeurs précédentes, mais Saskia possède une vois très joliment rocailleuse qui attire l'oreille. 



"Brun de folie" Seemone

Avec Seemone, retour dans la classique variété parlant d'amour, avec violons et piano. Ici pas de sons pops, ou électros,  juste de jolies mélodies simples et fraîches. On appréciera la voix légèrement voilée de Seemone qui donne beaucoup de sensualité à des textes quand même un peu quelconques. Mais la demoiselle est fille du créateur de Meetic, donc normal qu'elle chante ( bien ) l'amour non ? 

"Les mêmes chansons" Janie

Et je termine, comme souvent,  par une chanteuse à la voix douce, simple, jolie, sans caractère particulier. Un peu comme Clio, on appréciera cette simplicité un poil sophistiquée. Janie, compose et travaille avec le réal de Suzanne et construit d'emblée un univers pop et coloré tout en douceur ( Elle arrose depuis quelques mois Youtube avec des clips délicats et subtilement pops).  Les textes sont bien écrits, les mélodies douces et accrocheuses, idéales dans ce temps de brutes. Son EP vient de sortir et c'est une douceur qui pourrait bien devenir indispensable. 

Et voilà pour quelques prénoms de filles...Les garçons chanteurs ne sont pas en reste, car eux aussi enfourchent la tendance et, dans la suite de Vianney ou Slimane, sortent tout prénom dehors ! Mais ce sera pour une autre fois... 



 

dimanche 1 novembre 2020

Quoi de neuf dans la chanson française en octobre 2020 ?


Mappemonde par Hiba Tawaji, M et Ibrahim Maalouf, la chanson solidaire du mois.  
 

Après un premier confinement, et avant un second, octobre fut le mois idéal foisonnant pour les artistes français sortant de nouvelles créations à foison. Voici, un mix subjectif de quelques titres qui ont attiré mon oreille. 

La jeune pousse du mois : Baptiste Ventadour

21 ans, corrézien, après avoir chanté dans les rues, commence à pointer le bout de son nez dans la chanson française, avec en bandoulière un combat écolo. "Que reste-t-il?" , un premier titre remarqué avait posé sa voix un brin rocailleuse de chanteur folk. Cet automne, très inspiré par la saison, il nous propose un titre au thème singulier  ( et dans la lignée musicale du précédent) : la tombée d'une feuille d'automne ! Nous sommes loin des chansonnettes d'amour ! ( le clip est à venir) 






La chanson "Meetoo" du mois : "T'es belle" par Coeur de Pirate

Retour remarqué pour Coeur de Pirate aux dernières années musicales un peu hésitantes. Après avoir déclaré avoir subi des violences sexuelles, voici une version chantée du conditionnement féminin, titre simple et réussi dont on n'arrive pas à déterminer si c'est dans la lignée d'Angèle ou so c'est le contraire...




Le chanteur belge du mois : David Numwami

Nous tenons là un chanteur pop des plus prometteurs. A la fois mélancolique et drôle, auteur, compositeur talentueux, il installe un son électro pop des plus additifs à l'oreille. En juin dernier on avait adoré "Le fisc de l'amour" et cet automne on va tous chalouper sur " Beats!" ( et certains en manque de contacts entendent "bite" voire "pipe" comme quoi, le titre est évocateur). 



Le titre le plus original du mois : "Monarchie"

Chevalrex fait partie de ces chanteurs aimés ( à juste titre ) des revues branchées hexagonales. Auteur, compositeur, interprète, un look visant l'improbable, il allie pop légère ( minimale diront certains) et textes décalés, ce nouveau titre remis en avant ce mois-ci, extrait d'un EP trois titres sorti en juin dernier, en est la parfaite représentation. ( le clip est à venir mais le titre a trouvé sa place dans la play liste France Inter)



Le duo du mois :

Difficile d'être vraiment original dans ce créneau de la chanson à deux et difficile d'arriver à égaler le sublime duo précédemment  initié par Pierre lapointe ( avec Clara Luciani " Qu'est-ce qu'on y peut?"). Cet automne, notre Trenet canadien  nous offre "Six heures d'avion nous séparent", petite chansonnette pop où il mêle sa voix à celle de Mika... Le clip est à venir.... six heures d'avions les séparent et un confinement aussi !


Le feat du mois : Tim Dup et Lass chez Synapson

Peu connu ( enfin de moi, mais pas de Tim Dup) , le groupe de synthpop Synapson propose cet automne un son ultra dansant et ensoleillé qui prolongera avantageusement l'été. " Toujours", un titre pour danser jusqu'au bout de la nuit !


 

Le coup de coeur du mois : Clio

Ici cela relève de l'irrationnel. J'aime tout chez cette chanteuse, que beaucoup trouveront mièvre, fluette, mignonne mais sans véritable originalité. Sa petite voix me touche, ses textes simples aussi et son clip est très beau. Pour moi, un énorme rayon de soleil dans cette époque sinistre. J'ADORE CLIO.






vendredi 3 avril 2020

Bled de Charles-Baptiste

En cette période de confinement, où l'industrie culturelle est quasi à l'arrêt, il ne reste que les films en VOD ou la musique pour générer un peu de trafic, la digitalisation ayant parfois du bon. Malgré l'annonce de beaucoup de sorties d'albums reportées à des jours plus cléments, en surfant sur le web, au fons du fond du catalogue Deezer, on trouve nombre de chanteurs-ses qui ont lancé de nouveaux titres en cette période incertaine. Pas certain que l'on trouve ce printemps la Clara Luciani de 2020 mais quelques voix, quelques mélodies m'ont accroché l'oreille. Aujourd'hui, je m'arrêterai sur Charles-Baptiste ...
Alors, comment dire, ... ce n'est pas un vrai coup de foudre pour la production lyrique de ce trentenaire, mais indubitablement, il y a un bon mélodiste derrière ce nom et l'ensemble de son oeuvre, ne laisse pas indifférent. Revenons en arrière...
En 2012, Charles- Baptiste apparaît avec un premier EP et un premier clip sobre au titre accrocheur : "Piquez-moi avant".

Les cheveux de Michel Berger, quelques pincées de Delerm ou de Sheller, Charles-Baptiste, auteur, compositeur interprète, la voix bien timbrée, semble quand même sortir de quelques lycée catho de Neuilly et entre deux cours de droit à Assas, s'essaie à la chanson de variété avec un côté décalé propre à cette pop française des années 2010. On notera les lunettes aux montures peu banales, mais plus proches de celles de Patrick Topaloff que d'Elton John... Curieux... mais il y a quelque chose ...
Après une reprise de "Get lucky" des Daft Punk , voici un deuxième clip tout aussi décalé, où ce natif d'Oloron Sainte Marie ( comme quoi...) continue de jouer sa petite provoc sur une mélodie jouant avec tous les codes de la variété ... Il annonce la sortie de son premier album en 2013. 




Et puis, malgré un certain succès critique ( les Inrocks aiment !), Charles-Baptiste échappe quelques années au radar et on va le retrouver en 2017. Au placard  le foulard et le costume, le voici plus sexy, jean et chemise largement ouverte sur un torse offert aux caresses d'une jeune femme pour le clip " Selfie".  Le titre fait référence à un vieux tube de Magali Noël ( écrit par Boris Vian) et peut être aussi à Jeanne Mas. Mais juste avant le déferlement Meetoo, les paroles un peu brutes ( même fredonnées sur des nappes douces de synthé) ne sont plus trop dans l'air du temps, et ce n'est pas encore cette année ( référence à un de ces premiers promettant un succès prochain du chanteur) qu'aura lieu le décollage vers la gloire.


Après quelques duos ( assez réussis) avec divers artistes un peu undergrounds, le revoici cette année avec un deuxième album ( sortie annoncée le 17 avril) et surtout un nouveau clip " Bled". La maturité semble là, la barbe apparaît, il a changé de lunettes mais toujours avec monture XXL. Le titre, à la belle mélodie planante accroche par sa singularité , ... Alors, en route vers la reconnaissance ? Allez savoir...mais on peut quand le lui souhaiter !




lundi 9 décembre 2019

Merry Queermas

Il est fini le temps des chanteurs à minettes qui, en secret,  préféraient les minets. Je parle là d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ni les moins de trente et quarante ans puisque mon esprit se rappelle les joyeuses années soixante-dix où des jeunes filles se pâmaient en écoutant Dave ou Patrick Juvet. Le commerce de la musique, libre à l'intérieur, restait nettement moins transparent niveau sexualité affirmée. Un demi-siècle plus tard, les choses ont enfin évolué et chanteurs et chanteuses parlent (pour la plupart) de leur sexualité. Ainsi, cette semaine, Hoshi, dont la marinière avait cartonné l'an dernier, nous fait un coming-out des plus militants avec ce titre ( bien dans la lignée de ses précédents), " Amour censure ( amour sincère)". Bien écrit, courageux, on espère pour elle qu'il rencontrera le même succès que son Tshirt rayé !


Cet esprit d'ouverture, cette transparence, à l'abord d'une nouvelle décennie, semble vraiment de mise dans cette nouvelle génération de chanteur(se)s. Prenons, Mélodie Lauret, comédienne mais désormais chanteuse, dont le premier EP " 23h28" vient de paraître. Sur le titre de l'album, elle nous offre un clip sans équivoque, histoire d'amour entre filles, slamée d'une jolie façon. 



Moins flagrant, mais tout aussi explicite, la chanteuse Billie Bird, avec sa belle voix grave ( quelques singles et un EP paru en 2018) nous offre cette semaine  aussi une très jolie reprise de "Sans contrefaçon" de la reine française du trouble sexuel, dont le clip se situe dans un karakoé à l'ambiance résolument queer. 


Le courage de la vérité ne serait-il que l'apanage des filles, que l'on sait plus courageuses au final ? Peut être... Mais, quelques garçons, à l'instar Emmanuel Moire ou de Bilal  Hassani il y a quelques mois, osent afficher leurs préférences...parfois de façon un peu outrée ( façon cage aux folles branchée) comme Igor Dewe, dont le nouveau titre " Using my body", explicite mais résolument  dansant, joue à fond la carte gay. 



Pierre Lapointe a toujours écrit des textes assez explicites quant à ses choix amoureux, mais jusqu'à présent, ses clips restaient assez sages. Cette semaine, il publie un clip franchement libéré de tout complexe sur le titre le plus dansant de son dernier album "Le monarque des Indes", chanson dont on sent bien la patte d'Albin de La Simone qui l'a produite... et comme d'habitude une merveille d'écriture et de composition ! 



Et pour terminer, parce que c'est Noël bientôt, Katy Perry ! Sympathisante gay, elle affirme très joliment son hétérosexualité ( il en faut aussi) en draguant ouvertement un Père-Noël dans son très coloré clip ( on sent qu'elle a les moyens elle !) qui vient d'être lancé sur le net ( on frisera sans doute le milliard de vues!) sur une chanson publiée l'an passé ( mais exclusivement sur Amazon) :"Cozy Little Chritsmas".




   

samedi 23 mars 2019

Quoi de neuf dans la chanson française ?

Derrière Clara Luciani ou Angèle, sacrées star de la chanson en moins d'un an et promises à une belle carrière, qu'est-ce qui se mijote, quels jeunes talents cherchent à émerger ? Petite revue de printemps où de jeunes pousses essaient d'éclore. 

Commençons par du grand classique...et du déjà bien engagé dans la course au succès. Avec une guitare, un son proche de Renaud, des textes plus engagés que la moyenne, voici le retour d'une chanson à texte comme dans les années 70,  tendance ... Anne Sylvestre ( dans sa version adulte). Gauvain Sers, dont le premier album avait été fort bien accueilli, sort bientôt son deuxième opus dans lequel on trouvera un duo avec, justement, Anne Sylvestre. Un  premier extrait joue des coudes pour passer sur les ondes : " Les oubliés". Sur un thème qui se greffe aux combats actuels d'une partie de la population française : la disparition des services publics de nos campagnes, accompagné de trois courts-métrages racontant la naissance de cette chanson, on pourrait presque qualifier la chanson d'opportuniste. Mais quand on regarde l'engagement pour nos campagnes de ce chanteur qui a vécu dans la Creuse, quand on voit le nombre d'endroits délaissés où on lutte et où il offre sa notoriété, on ne peut douter de sa sincérité. Dans la lignée de son précédent album où il explorait déjà quelques maux de notre société, " Les oubliés" frappe juste et bien. 



Gauvain Sers : "Les oubliés"

Complètement différente, assurément originale, Maud Octallinn sort un premier album consacré à la saucisse ( "Sainte Saucisse") ! Si le premier clip, " La souplesse" n'évoque pas vraiment son fantasme charcutier , reconnaissons-lui une jolie tendance à une féminité assumée. Sa pop chaloupée, ses textes teintés d'humour et son côté un poil décalé arriveront-ils à faire la différence ? 



Maud Octallinn : " La souplesse"

Gontard, lui aussi, peut se targuer d'écrire des chansons à texte sur notre quotidien de nation libérale. Déjà à la tête d'une discographie relativement importante ( avec même un album de reprises de Jean-Luc Le Ténia, chanteur culte manceau décédé en 2011), un nouvel album est annoncé en 2019. Un premier titre sort ces jours-ci, "Kevin Malez",  où l'on retrouve plein d'influences, de Fauve à Daniel Darc en passant...mais oui...par Gilles Deleuze et qui accroche bien l'oreille. 


Gontard : "Kevin Malez"

Virage à 180 degrés, passons à quelque chose de plus soft, de plus doux : Clio avec "Amoureuse", joli morceau intimiste et romantique dans la lignée d'une Rose ou d'une Berry. Nous sommes dans la chanson d'amour  avec un léger pas de côté qu'accompagne un clip gentiment créatif. C'est léger et ça fait du bien ! Un deuxième album semble en préparation...et l'on est impatient de le découvrir. 


Clio : "Amoureuse"

Restons dans la douceur avec une note encore plus sucrée ( attention au mal au coeur) avec Vendredi sur Mer. Ce n'est pas un groupe, juste une chanteuse Suisse, influencée par le rap et la pop . Elle commence à intéresser les magazines qui ont pignon sur rue ( Les Inrocks, ...). Son premier album vient de sortir et sur You Tube son clip " Ecoute chérie" ... très lascif et gay, cartonne. Le succès semble à portée de main... 


Vendredi sur Mer : "Ecoute chérie"

Restons dans le même style : Requin Chagrin ( et soudain resurgit un duo Michel Sardou/Mireille Darc). Trois garçons et une fille composent ce groupe qui donne dans une pop suave très en vogue en ce moment. Leur clip "Sémaphore"  ( extrait de leur dernier album au même titre) surfe sur une vague gay décidément bien à la mode ce printemps chez cette nouvelle génération. Il paraît qu'Etienne Daho les adore... Bon signe non ?



Requin Chagrin : "Sémaphore"

Terminons par Clément Froissart dont un premier EP sort à peine. Son physique avantageux, bronzé par le soleil des Landes où il a installé son studio d'enregistrement, n'éclipse pas une musique léchée, légère, pop dansante avec une jolie ambiance un peu psychédélique. Son premier titre "Amour Armure" accompagne joliment ce printemps nouveau... A suivre de très près...


lundi 9 avril 2018

Sainte Victoire de Clara Luciani


C'est le printemps ! On l'espère chaud...sur beaucoup de plans et voilà que depuis vendredi explose déjà une première grenade... pas dans la rue mais  dans nos oreilles.
Déjà un peu repérée depuis un an avec la sortie d'un EP ( " Monstre d'amour") , Clara Luciani publie donc un premier album dont le titre " La grenade",  mis en avant depuis un mois, lui permet d'attirer l'attention. Ce n'est pas tous les jours qu'une jeune chanteuse sort un titre féministe au refrain entêtant. Du coup, portée par l'affaire Weinstein, la voilà propulsée chanteuse à texte et militante... ce qui pourrait être pire comme étiquette. Or, à l'écoute des onze titres, le portrait doit être plus nuancé.
Clara Luciani, tisse un autoportrait sensible et inspiré d'une jeune femme d'aujourd'hui, battante certes, car la vie et une passion passée mais dévorante l'ont rendu plus forte, mais aussi pleine d'interrogations. Dans cette veine, on retiendra surtout l'excellentissime " Drôle d'époque" ( " J'ai pas l'étoffe, pas les épaules , pour être une femme de mon époque...") qui marque une rupture à la mi-temps de son album ( mais aussi un miroir féminin à la chanson " Kid" d'Eddy de Pretto). Les six titres précédents, tous merveilleusement produits,  de la reprise quasi disco du " The bay"  de Metronomy au très rythmique " Comme toi" accrochent l'oreille avec bonheur mais préparent surtout à l'arrivée des derniers morceaux tous plus parfaits les uns que les autres. " Monstre d'amour" , "La dernière fois" "Dors"  et " Sainte Victoire" , concluant magistralement cet album qui apparaît soudain comme une perle comme en a pas entendu depuis longtemps ... enfin depuis Juliette Armanet.
Donc, ce printemps sera celui de Clara Luciani, de sa silhouette longiligne dont la guitare électrique n'est nullement un accessoire de mode mais surtout de sa voix qui fait élégamment les montagnes russes dans des mélodies parfaites et dont on retiendra son inimitable timbre qui place du grave dans des aigus. Dès ce premier album, elle se positionne comme une évidence, un talent que l'on adopte immédiatement.  Si l'on veut jouer au jeu des références, elle serait la fille secrète qu'auraient eu ensemble Françoise Hardy et Etienne Daho, sauf que leur progéniture aurait su garder le meilleur de ces deux aînés et en tirer un style totalement personnel. C'est ça le talent ! " Sainte Victoire"  en est la parfaite illustration !





lundi 2 avril 2018

Quoi de neuf au mois d'avril dans la chanson française ?


Commençons par l'album qui fait déjà pas mal parler de lui et qui sortira le 6 avril, celui de Françoise Hardy. Les ondes ...heu...soyons moderne...you tube déverse le joli clip réalisé par François Ozon sur le titre écrit et composé par La Gande Sophie " Le large" , chanson un peu crépusculaire, comme un adieu, comme si cet album ( "Personne d'autre") était le dernier.
Comment ne pas relier ce clip et cet album à celui d'Alain Chamfort qui sortira deux semaines plus tard ? Autre longue tige mais en version masculine, autre chanteur qui accepte sa vieillesse mais qui continue à chanter, Alain Chamfort nous propose un clip,  "Exister", qui prend un peu les mêmes codes que celui de Françoise Hardy ( les images de sa jeunesse, même si ici elles servent aussi à nous montrer son changement physique au fil des ans)) et nous parle aussi de sa disparition prochaine. Il est difficile de ne pas être touché par la clairvoyance mais surtout le côté gonflé de ces deux artistes d'évoquer leur future mort et c'est avec grand intérêt que nous écouterons ces albums qui s'annoncent comme de troublants bilans. 



Pendant que les anciens se tournent vers le passé et font le point sur leur vie, déboulent quelques nouveaux qui vont essayer de prendre place dans la chanson française. ( Ah enfin, me disent les esprits grincheux, le titre de ce billet n'est-il pas "quoi de neuf ?!!) 
Chevalrex publie un troisième album qui a eu la chance de taper dans l'oreille des disquaires FNAC et dans celles de la critique de Télérama ( 4 croches !!!), il devrait donc connaître une plus grande visibilité que les deux précédents. Avec une voix un peu monocorde, le créneau étant déjà bien encombré, Chevalrex pourtant arrive à tirer son épingle du jeu grâce à ses compositions ( il fait tout ce garçon sur ce disque ) un poil mélancoliques et joliment écrites. Il y a un véritable univers qui se faufile entre Albin de la Simone et Dominique A cependant  il faudra sacrément jouer de l'épaule pour s'imposer. 

 


Palatine, c'est le nom d'un groupe de trentenaires qui ont longtemps fait la première partie de Feu! Chatterton ou Radio Elvis. Grâce à ces prestations scéniques qui ont montré un talent évident,  sort enfin leur premier album, " Grand Paon de Nuit" que les amateurs de sons et surtout de guitares devraient écouter avec plaisir. Bonne nouvelle, le clip qui accompagne la sortie du titre " Paris-L'ombre", premier extrait qui espère bien connaître une petite renommée, est plutôt réussi...



LA CHANSON SCIE DU MOIS

Certes cet EP de l'excellent Cyril Mokaïesh est sorti depuis quelques semaines... mais quand on entend son titre phare " Les hommes de demain" , il est vraiment difficile de ne pas avoir l'air en tête pour un bon moment. Un bon signe pour que le succès arrive enfin à un de nos chanteurs les plus prometteurs ? On ne peut que le lui souhaiter ! 




LE CLIP ET LA CHANSON LA PLUS KITSCH

Donald Pierre, également chanteur du groupe Aline, nous propose ce titre : ( Elle est partie) Ma Panthère. Que dire ? On hésite entre le gag, la folie vintage, le clin d'œil sexy. Cela reste amusant, léger, peut être addictif...



Et pour terminer, comment ne pas résister à citer le nouveau (?) groupe formé par Laurent Ruquier : les Parisiennes ! Sans doute ne s'étant jamais remis de la disparition du groupe qui enchanta les radios dans les années 60 sur des airs souvent écrits par Claude Bolling et mis en scène sur la scène par Roland Petit,  il décide de le reformer mais avec quatre chanteuses venant d'univers différents : Inna Modja, Mareva Galanter, Héléna Noguerra et...Arielle Dombasle !!!! Je vous laisse déguster le résultat.... Est-ce que le titre mis en ligne pour soutenir le spectacle qui aura lieu prochainement aux Folies Bergères est un clin d'œil ou à prendre au premier degré ? ( " Ah ce qu'on est bêtes")






mardi 27 mars 2018

Marx Attack de Soviet Suprem


L'écoute du deuxième album du groupe Soviet Suprem, à l'univers russe prégnant me fait songer qu'il y a bien longtemps que la musique traditionnelle russe ( je parle de son pendant folklorique par de Rachmaninov) n'a pas infusé dans la chanson française. Il faut remonter à la fin des années 60 pour retrouver un mouvement musical un peu disparate mais à succès, où Ivan Rebroff hantait les shows de l'ORTF, Rika Zarï faisait danser le casatchok à la France entière et où Mary Hopkin ("Those where the days",  "le temps des fleurs " en français ) et Marie Laforêt  ( "Ivan, Boris et moi" ) triomphaient avec des tubes d'inspirations russo-tziganes. Certes, il y eut en 1993 la présence ( assez discrète et guère folklorique)  des choeurs de l'armée rouge sur l'album "Rouge" de Fredericks, Goldman et Jones, mais depuis pas grand chose à se mettre dans l'oreille pour nous faire danser accroupis avec une chapka sur la tête.
Et arrivent donc les Soviet Suprem ... Si on trouve bien dans leur musique des sonorités d'accordéons tziganes, on ne peut pas dire que ce soit le point saillant de leur musique. Comment définir ce groupe ? Disons que c'est le croisement de deux énergumènes...russophiles ? ...russophobes ? .... humoristes c'est certain,  amateurs de jeux de mots qui seraient tombés dans une marmite composée d'un mélange improbable de rap, d'électro, de Kraftwerk et de Laroche-Valmont... ces deux derniers sont cités, voire repris dans ce nouvel opus. Et ça donne ça  :


Dans ce morceau, " Vladimir", sûrement le plus tzigane de l'album, on remarquera après la salve de prénoms slaves, une propension certaine aux jeux de mots ( " Vladimir un grand conquistador" mais
 n'entend-on pas " Un grand con qui s'adore'' ? ). Nous sommes bien dans l'univers ultra délirant de ces deux loustics pour qui la planète sera bientôt envahie de marxiens ( "1917"), où le pauvre russe libéré du joug communiste errera dans les super Marchais pour acheter des prolos Lacoste et Youri Margarine. C'est drôle, chanté au milieu de sonorités rap/punk /électro, assez dansant voire festif  mais...un peu lassant en écoute en continu. Je pense que ce duo, R-Wan et Toma Feterman alias John Lénine et Sylvester Staline doit énormément gagner à être vu en concert où tout le caractère décalé et festif doit éclater et électriser les salles. Ca tombe bien, ils vont être en tournée un peu partout en France. Ce sera l'occasion de constater de visu que ce parti-pris thématique est plus humoristique que vraiment musical même si, un morceau dans une soirée peut tout à fait enflammer le dancefloor ( mais juste un...deux à la rigueur ...) 




dimanche 4 mars 2018

Quoi de neuf au mois de mars dans la chanson française ?


Evidemment, je ne peux que commencer par la bombe de ces derniers mois, Eddy de Pretto. Il avait ébouriffé par son franc chanté la variété hexagonale avec "Kid" et "Fête de trop" ( sur un premier EP ) mais avec la sortie hier d'un album de quinze titres, il s'impose sans problème comme une personnalité sur laquelle on va devoir compter dorénavant. "Ego", nettement mieux produit que les deux titres cités précédemment, impose ce jeune artiste et entre désormais dans la grande famille des grands chanteurs français.

Le 9 mars, un premier album ( "Possible") d'un dénommé Chaton devrait faire quelques vagues. En dehors de tout formatage physique, un peu plus âgé que les nouveaux venus actuels et après avoir travaillé pour Jennifer, Yannick Noah ou Natasha Saint Pierre, il nous propose un album électro reggae, à la voix auto tunée  qui peut énerver, mais une chose est certaine son titre "Poésie" reste dans la tête une fois entendu.

Puisque j'en suis au registre des chansons qui se collent dans le cerveau comme un morceau de scotch sur une paire de chaussures, en voici deux, qui, au mois de mars ( et plus sans doute), il vaudra mieux éviter d'écouter au réveil sous peine de se les traîner toute la journée. 
La première,  "Je veux tes yeux" de Angèle, semble courir à un succès plus grand que son précédent titre ( "La loi de Murphy"), faut dire, que l'on est pas loin de la chanson scie qui plaît tant à toutes les radios FM. 

La deuxième, n'est peut être pas engagée dans la voie du succès, lestée fortement par une étiquette "Eurovision" pas des plus branchée puisque représentant la France en mai prochain au fameux concours, mais force est de reconnaître que la mélodie entre bien dans la tête. Si l'on prendre la peine de regarder et d'écouter le clip, on s'apercevra que les belles paroles simples et humanistes ont une réelle portée ( sans compter que Mercy en anglais veut dire Pitié !). Alors, bon vent à " Mercy" du groupe Madame Monsieur !


Et je finis par ce que je pense être un tube en puissance ( si les radios FM s'en emparent, ça va faire un malheur ... quoiqu'avec la bien pensance actuelle ...le mot " joint" dans un titre... risque de refroidir les programmateurs zélés !). Donc voici "L'odeur des joints" du groupe Hollydays, titre porté par la très belle voix d'Elise Preys que magnifient de jolis arrangements électros. 






Dans le sillage de #metoo et de #balancetonporc, comment ne pas parler de ces deux chanteuses ...comment dire ? aux tentations violentes contre les hommes? 
La première au pseudo peu banal, K! , chante "L'adultère"  dans le sillage de la  chanson française pure et dure, celle à texte que l'on écoute, ici revisitée 2018 avec un accompagnements plutôt punchy comme la voix grave et prenante de K! ( écoutez bien jusqu'au bout... )


Dans un tout autre registre, plus pop, plus variété, mais avec la même envie de ne pas se laisser faire, voici Clara Luciani avec " La grenade" , qui ne devrait pas faire péter les charts mais dont les paroles fleurent bon une belle envie de ne pas se laisser marcher sur les pieds. 






Et pour terminer, voici le clip le plus insolite du moment, proposé par Alice Lewis dont l'album "Imposture" est sorti il y a un peu plus d'un mois. Voix proche de Mylène Farmer, arrangements électro pop actuels, je ne suis pas certain que le titre "Cabriolet" sorte vraiment du lot, ni qu'il soit aussi original ou décalé que les images ci-dessous... mais c'est une curiosité...


samedi 3 février 2018

Quoi de neuf dans la chanson française ? (1)




Après ce premier clip, rigolo et gentil comme la chanson  "Seul sur son tandem" extrait du premier EP de Voyou " On s'emmène avec toi", vous aurez compris qu'il ne sera pas question des nouveautés discographiques d'Adamo ou de Louane, mais bien de signaler quelques nouveautés un poil plus marginales qui m'auront tapé dans l'oreille ou dans l'œil ( comme ici pour le clip). Voyou,  dont on peut penser que sa pop  rafraîchissante démarre sous un bon label ( celui de Fishbach), paraît parti pour rencontrer un certain intérêt car sur les cinq titres de son EP, deux semblent taillés pour le succès (  "La légende urbaine"  est à découvrir aussi).
Dans un style voisin ( tout du moins pour le titre ci-dessous), peut être plus électropop, le groupe Général Elektriks ne débute pas  mais nous propose un joli clip animé sur un titre aux allures minimales mais pas désagréable " Au tir à la carabine"  extrait de leur quatrième album ( je crois) "Carry No Ghosts". 



Je profite d'être au milieu de ma chronique pour glisser innocemment la sortie du premier album du groupe parisien Thérapie Taxi "Hit Sale", qui contient bien évidemment le titre "Salop(e)"  qui avait connu l'an dernier un petit buzz sur You tube. Cela vous avez échappé ? Alors le voici. On notera la jolie voix de la chanteuse qui accompagne bien le doux refrain... Le couplet est un peu plus hard ... et fait passer Giédré pour une chanteuse pour enfants. Attention aux oreilles chastes !



On pourra débattre sur l'intérêt de ce texte ( buzz ? militantisme ? ). Sachez juste que sur l'album, une ligne du premier couplet sur les MST a été enlevée... Pour le plaisir, et montrer que le groupe vise sans doute autre chose que de choquer le bourgeois, "Hit sale" feat Romeo Elvis  ( rappeur belge) qui confirme un son très efficace.


Plus soft ( même si le titre ci-dessous ne donne qu'une idée assez partielle de la tonalité de leur nouvel album, " Est-ce que tu vois le tigre ? " très chanson française ) le groupe Suisse Le roi Angus, espère bien réussir à sortir de son Valais natal et envahir les pays francophones. 




Pour finir, et bien que le disque hommage par la jeune génération branchée à Yves Simon ne sorte qu'en mars, on peut déjà entendre et surtout voir le clip de la très belle version de " Diabolo menthe"  par Soko qui en plus de nous enchanter avec sa voix si particulière, explique de façon musicale à tous ceux qui ne connaissent pas le phénomène, ce qu'est la vie en trouple ( version actuelle de la communauté, c'est à dire sans macramé mais avec sèche-linge). 



mercredi 11 octobre 2017

La science du cœur de Pierre Lapointe



On n'écoute jamais assez ce qui nous vient de chez nos cousins canadiens. Depuis quelques années nous arrivent des artistes franchement intéressants (  non pas Véronique Dicaire ou Garou mais plutôt Klô Pelgag, Ariane Moffatt, ...) et en chef de file Pierre Lapointe qui se pose depuis quelques temps comme un digne successeur de Gilles Vigneault ou Félix Leclerc, en version nettement plus contemporaine. On l'avait laissé en 2014 avec son album "Paris tristesse" une compil acoustique au piano de ses meilleures chansons, revisitant de manière sobre son répertoire qui prenait soudain une tonalité encore plus pertinente.
Et voilà que nous arrive "La science du cœur", album à la maturité évidente ( et on nous dit qu'il s'agit d'un premier d'une série de trois !). La première écoute donne l'impression que du passé, il a fait table rase. Finis les textes denses, les orchestrations lorgnant vers une pop/rock échevelée, bienvenus les mots limpides, l'acoustique simple et généreuse. Et franchement, sans renoncer à l'exigence et tout en gardant son univers, cet allègement dans la production donne un résultat d'une grande beauté. Les 11 morceaux de l'album serpentent en caressant nos oreilles. Les cordes et le piano enveloppent parfaitement des textes évidents et d'une grande subtilité. Bien sûr, Pierre Lapointe chante l'amour, la solitude, la séparation, l'insomnie, l'absence comme bon nombre de ses confrères sauf que cette fois-ci, en 2017, il assume complètement ses amours homosexuelles et vous savez quoi ? Ca coule normalement, comme une évidence, et il touche tout le monde car, les émois sentimentaux, quels qu'ils soient, sont bien tous les mêmes, surtout chantés dans leur réelle banalité. Alors du premier morceau "La science du cœur" dernier pont avec un passé de paroles alambiquées ( "La science du cœur est un objet d'abstraction propulsée") mais magnifique ouverture, jusqu'au dernier, le sublime et simplissime "Une lettre" ( sans doute un futur classique de la chanson francophone) , c'est une succession de titres tous plus finement ciselés les uns que les autres. Justesse et chaleur de la voix, arrangements soyeux ou voluptueux ou plus malicieusement rythmiques ( "Alphabet"), discrets clins d'œil à quelques artistes adorés ( Lou Reed dans "Sais-tu vraiment qui tu es ", Trenet dans "Un coeur", ...), textes inspirés et accessibles font que ce nouvel opus de Pierre Lapointe ne peut, ne doit pas passer inaperçu.
Et si "la science du cœur" devenait enfin l'album de la consécration de Pierre Lapointe ici en France ? ( les canadiens, eux, n'ont pas attendu pour en faire leur grand chanteur adulé).


lundi 17 avril 2017

Petite amie de Juliette Armanet


J'ai testé pour vous le premier album de la nouvelle princesse de la chanson française, la fort médiatisée Juliette Armanet.
Nouvelle coqueluche des médias qui font l'opinion, elle a eu droit à un long article élogieux dans les Inrocks, a été la cible des douceâtres questions évaporées d'Augustin Trapenard ( en voie de druckérisation) sur Inter,  obtenu trois 3 F (seulement ) chez Télérama et même emballé Le Figaro ( moins branchouille quand même).
Alors, en amateur de chanson francophone, je n'allais pas passer à côté de l'événement. Je connaissais vaguement la dame, car, elle chantonne avec Julien Doré dans un duo sur son dernier album, signe d'une déjà bonne pénétration du milieu de la variété chic.
Dès le premier morceau, le déjà petit tube " L'amour en solitaire", la voix haut perchée, pas loin de rappeler celle de Véronique Sanson sans le vibrato, les subtils arrangements classieux et la présence en premier plan du piano nous renvoient plus de quarante ans en arrière, dans ces années 70 où William Sheller, Michel Berger, Gérard Manset, Christophe, imprimaient une trace indélébile dans la chanson française. On sent leur influence dans tout l'album de Juliette Armanet ( et même dans "Sous la pluie" un clin d'oeil à Danielle Licari et Saint Preux ...mais qui s'en souvient ?) Et je dois l'avouer, c'est loin, très loin d'être désagréable, de retrouver une variété classieuse qui caresse l'oreille dans le sens du poil. Certes on n'est pas étonné, c'est même confortable comme un bon vieux fauteuil et ce ne sont pas les quelques accords discos, signe d'un léger décalage moderne qui gâchent le plaisir. Les mélodies sont impeccables, imparables, les chansons piano/voix ont une vraie grâce ( "Alexandre"), les slows chaloupent agréablement ( " A la folie" ), l'album coule magnifiquement. Plus on avance et plus on se dit à l'écoute de chaque titre que ça  rappelle quelque chose, comme un air de déjà entendu, sensation confirmée avec le très beau dernier titre "L'accident", morceau lent au piano dont quelques accords rappellent énormément "Mi-maître, mi-esclave  " de Véronique Sanson.
Juliette Armanet nous offre un premier album dont l'écoute et la réécoute sont un réel plaisir. Tout est propre, hyper bien léché, et un formidable hommage aux aînés que l'on a tant aimés. Peut être manque-t-il un léger lâcher prise, une pointe de vraie originalité qui ferait que la chanteuse pourrait, en plus de sa belle voix et de sa capacité à aligner des mélodies imparables, imposer un univers bien personnel.




mercredi 22 mars 2017

Je suis partie de Paris Combo

Le printemps est là ! Je regarde par la fenêtre et que vois-je un temps gris accompagné de pluie... Si j'écoute les gens chez les commerçants du quartier  encore emmitouflés comme en plein hiver, ils râlent, gris comme de pauvres êtres sortis d'une cave. Mais, bonne nouvelle, malgré cet air du temps sinistre qu'aucun soleil bienveillant ne vient réchauffer, le groupe Paris Combo sort aujourd'hui son nouveau titre et ça c'est mieux que le soleil, ça va nous réchauffer pendant des mois.
"Je suis partie", le premier extrait d'un album dont la sortie est prévu de 12 mai prochain, vous rentre dans la tête dès la première écoute. Après un  départ façon jazz/pop lent, le refrain explose de bonne humeur. Cette invitation au voyage, au départ, à la découverte nous donne des fourmis dans les jambes, des envies d'ailleurs. Et même si votre destination n'est encore qu'un vague projet lointain, nul doute que cette chanson entraînante vous fera patienter. Il suffit de brancher la sono, démarrer par un slow langoureux puis s'éclater et se déhancher. "Je suis partie" nous donne des envies de danser, de partager à deux, à trois ou plus, sur ce formidable moment de swing jazzy. Pour moi, le tube de ce printemps ! Et... vivement l'album !



jeudi 22 décembre 2016

Nos vedettes de Jules et le vilain orchestra


Attention, prêts à plonger dans la vraie, la revendiquée variété française ? Avant d'enfiler votre casque ( pour l'écoute) et pousser le canapé du salon ( oui, c'est dansant) regardez donc la pochette de ce mini album. Ce n'est pas le premier de ce monsieur qui, après avoir œuvré auprès de noms aussi prestigieux que Catherine Ringer, Jacques Higelin ou les Ogres de Barback, a entamé voici quelques temps déjà une carrière solo et nous propose régulièrement quelques albums dont ce dernier, de 7 titres.
Donc, si on observe la pochette, on aperçoit un mec branché, dans une posture "Regardez-moi , je suis encore bogosse, j'assure en humour et en coolitude ". Le nom, suivi de "vilain orchestra" donne à penser que cela bouge pas mal dans, peut être, dans un genre orchestre du Splendid, que l'on peut compter sur lui pour mettre de l'ambiance, dans un créneau que je pressens entre Patrick Sébastien et Kendji Girac....
L'album a un concept ( oui !oui !) : sept chansons, sept portraits de femmes, toutes différentes ( sans doute pour mieux rendre hommage à leur diversité). Ca peut donner envie, même si l'on craint le pire.
L'écoute du premier titre, "T'es chiante" ( tout un programme) emporte tout de suite dans un univers de clichés et de misogynie, heureusement contrebalancé par une chute plus humoristique. La voix est bien posée, une guitare pour le rythme, ça balance et des chœurs font " waou waou"... C'est de la variété, de la vraie. La suite nous présentera une vieille dame en couple, une célibataire qui ne trouve pas de prince, une candidate FN, une fille de gauche catho, une joggeuse, ... tout ça emballé pour faire bouger et sourire.
Ca pourrait ressembler au croisement improbable de  Vincent Delerm pour les paroles avec ....Louise Attaque pour le rythme , mais nous sommes plus proche de Cookie Dingler associé à Philippe Lavil ( dont Jules à un peu la dégaine). Peut être qu'avec un soupçon d'accordéon, on aurait pu verser dans le créneau "Nouvelle Chanson Française" ( concept qui commence à dater), mais non, l'ensemble me fait soudain penser, que dans le rayon variétoche, Jules pourrait se poser en digne successeur de Didier Barbelivien. Il en possède la voix, l'écriture facile et le sens de la mélodie que l'on retient facilement. Ce n'est pas ma tasse de thé, mais avouez, comme avenir, on peut trouver pire non ? ( Je parle de boulot et de  droit d'auteur).