mardi 27 mars 2018

Marx Attack de Soviet Suprem


L'écoute du deuxième album du groupe Soviet Suprem, à l'univers russe prégnant me fait songer qu'il y a bien longtemps que la musique traditionnelle russe ( je parle de son pendant folklorique par de Rachmaninov) n'a pas infusé dans la chanson française. Il faut remonter à la fin des années 60 pour retrouver un mouvement musical un peu disparate mais à succès, où Ivan Rebroff hantait les shows de l'ORTF, Rika Zarï faisait danser le casatchok à la France entière et où Mary Hopkin ("Those where the days",  "le temps des fleurs " en français ) et Marie Laforêt  ( "Ivan, Boris et moi" ) triomphaient avec des tubes d'inspirations russo-tziganes. Certes, il y eut en 1993 la présence ( assez discrète et guère folklorique)  des choeurs de l'armée rouge sur l'album "Rouge" de Fredericks, Goldman et Jones, mais depuis pas grand chose à se mettre dans l'oreille pour nous faire danser accroupis avec une chapka sur la tête.
Et arrivent donc les Soviet Suprem ... Si on trouve bien dans leur musique des sonorités d'accordéons tziganes, on ne peut pas dire que ce soit le point saillant de leur musique. Comment définir ce groupe ? Disons que c'est le croisement de deux énergumènes...russophiles ? ...russophobes ? .... humoristes c'est certain,  amateurs de jeux de mots qui seraient tombés dans une marmite composée d'un mélange improbable de rap, d'électro, de Kraftwerk et de Laroche-Valmont... ces deux derniers sont cités, voire repris dans ce nouvel opus. Et ça donne ça  :


Dans ce morceau, " Vladimir", sûrement le plus tzigane de l'album, on remarquera après la salve de prénoms slaves, une propension certaine aux jeux de mots ( " Vladimir un grand conquistador" mais
 n'entend-on pas " Un grand con qui s'adore'' ? ). Nous sommes bien dans l'univers ultra délirant de ces deux loustics pour qui la planète sera bientôt envahie de marxiens ( "1917"), où le pauvre russe libéré du joug communiste errera dans les super Marchais pour acheter des prolos Lacoste et Youri Margarine. C'est drôle, chanté au milieu de sonorités rap/punk /électro, assez dansant voire festif  mais...un peu lassant en écoute en continu. Je pense que ce duo, R-Wan et Toma Feterman alias John Lénine et Sylvester Staline doit énormément gagner à être vu en concert où tout le caractère décalé et festif doit éclater et électriser les salles. Ca tombe bien, ils vont être en tournée un peu partout en France. Ce sera l'occasion de constater de visu que ce parti-pris thématique est plus humoristique que vraiment musical même si, un morceau dans une soirée peut tout à fait enflammer le dancefloor ( mais juste un...deux à la rigueur ...) 




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