dimanche 19 juillet 2020

Le répondeur de Luc Blanvillain


Le lecteur ou la lectrice qui désirerait un roman à l'intrigue un tant soit peu originale, bien écrit, pas sinistre, pas nombriliste, qui détende sans les clichés habituels
 et qui nous emporte jusqu'à la dernière page pose toujours un problème au libraire ou au bibliothécaire auquel il s'adresse. Aujourd'hui, je vous offre une solution épatante. "Le répondeur" de Luc Blanvillain qui, en plus d'une bien belle couverture, emplit toutes les cases susmentionnées.
Pour l'intrigue, inutile de dévoiler pour ne pas gâcher la surprise ( et donc ne pas lire la quatrième de couverture), mais, c'est original et surtout, cette belle idée de départ est ( pour une fois) menée jusqu'au bout, Luc Blanvillain ne se contente pas d'avoir trouver une situation singulière, il la déroule avec maestria, jouant sur deux tableaux, ceux de la comédie piquante et de la satyre contemporaine de notre société accro aux technologies. Il y rajoute un petit regard moqueur sur l'art ( la peinture plus précisément et la littérature), ingrédient qui donne encore plus de tenue à son roman sans jamais être ou intello ou cultiver l'entre-soi.
Le style reste celui d'un bon ouvrage agréable à lire, fluide, sans jouer les gros bras ni les grands écrivains. On pourra rétorquer que c'est donc une sorte de roman  feel-good  tellement en vogue en ce moment. Si le plaisir de lecture est bien présent, sachez toutefois que les clichés habituels qui traînent à longueur de pages des oeuvrettes de mesdames Grimaldi ou Martin-Lugand ou de messieurs Foenkinos ou Djian, sont ici grandement évités par un écrivain inspiré qui sait mener un récit pour autant surprendre que faire tourner les pages avec avidité.

Pour l'été, laissez de côté Valogne ou Ruffin
Et optez pour la découverte de Blanvillain.
On n'utilise plus guère de répondeur
Mais celui-ci est un pur bonheur. 

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