samedi 15 novembre 2014

Respire de Mélanie Laurent


J'ai un problème avec le deuxième film de Mélanie Laurent ! Je n'avais pas vraiment aimé le premier mais le second me laisse dans l'expectative. Je suis incapable de donner un avis.J'y vois des qualités, des défauts aussi, par moments j'ai été intéressé, à d'autres beaucoup moins, Et au final, ce positif et ce négatif s'annulent. Cela pourrait faire zéro mais ce n'est pas vrai ! C'est meilleur que " Les adoptés" quand même ! En progrès dirait un prof sans toutefois être enthousiasmé.
Le film a été vendu, à la fois comme un portrait trouble de jeunes lycéennes mais aussi comme un thriller psychologique autour du harcèlement psychologique. Pour le côté "portrait de jeunes ", c'est pas mal fichu, joli, vivant, assez bien vu. On notera toutefois que Mélanie Laurent n'a pas intégré les nouvelles technologies. La jeunesse de son film boit, fume, drague mais n'utilise son portable qu'avec parcimonie comme si papa et maman avait pris un forfait 10 minutes sans sms illimités. Pas un ordinateur, pas une tablette non plus, pas de Facebook  ou autres applications de réseaux sociaux n'apparaissent à l'écran... Peut être que cette nouvelle façon d'appréhender le monde n'est pas facile à filmer surtout quand on veut faire des plans jolis comme tout, bien léchés. Du coup "Respire" a un petit côté factice, pas très actuel qui lui donne un petit parfum irréel (mais c'était peut être voulu pour rester centré sur l'action).
Le côté "Thriller", malgré ce qu'en dit la critique (pis que pendre le plus souvent) ne m'a, par contre, pas paru aussi faiblard que ça. Certes, il y a des scènes un peu trop appuyées tant au niveau du scénario que dans la réalisation comme ce travelling latéral, lorsque l'héroïne harcelée découvre la réalité de la vie de son amie, qui surprend  par son ton en décalage avec le reste du film et étant, en plus, extrêmement démonstratif. Mais la tension monte quand même crescendo surtout grâce aux deux jeunes comédiennes, Joséphine Japy et Lou de Laâge,  absolument épatantes l'une et l'autre. La première , avec sa photogénie fragile et un jeu précis, rend palpable l'approche de la folie. La seconde, belle plante à la voix grave, passe avec un naturel confondant de la douceur amicale au sadisme assumé. Elles sont à elles deux, le vraie bonne raison d'aller voir "Respire".
Mélanie Laurent, très concernée par cette histoire puisqu'elle raconte souvent qu'elle même a été la proie de quelques pervers narcissiques, fait son possible pour rendre son film convaincant. Trop, sans doute... Du coup, le film avance, ballotté de scènes réussies en scènes un peu lourdes, rendant le tout assez bancal.... à l'image du dernier plan où Josephine Japy nous fend le coeur. Hélas le moment est gâché par une exclamation de la mère en fond, redondante, un peu too-much... Tout est un peu comme cela dans le film...trop explicatif sans doute, ne faisant pas encore confiance au spectateur...


1 commentaire:

  1. Pareil!!!! Pas convaincue... Et je me suis fait la même réflexion: où sont les iPhones, Twitter et autre Facebook!?

    RépondreSupprimer

Gabrielle Chanel , manifeste de la mode

 Une foule essentiellement féminine, gentiment rangée sur le trottoir devant le palais Galliera, patiente pour pénétrer dans l'expositio...