samedi 13 avril 2019

Tanguy, le retour de Etienne Chatiliez


Beaucoup d'éléments jouent contre ce film. On a d'abord eu une bande annonce nous annonçant ce retour que l'on n'attendait pas et qui fleurait bon la suite pour faire rentrer des pépettes dans les comptes de producteurs peu ambitieux. Toujours dans cette bande annonce, l'effet répétitif des problèmes gastriques de Sabine Azéma face au retour au nid de son fils n'augurait pas une suite dans la dentelle ( on nous avait pourtant épargné les grimaces problèmes urinaires de Dussolier) . Puis, on a su que beaucoup de journaux n'avaient pas eu de projection de presse, sort dédié à des films dont on n'est pas très fier. Et puis, nous sommes en avril, c'est le printemps, les premiers soleils, les spectateurs préfèrent lézarder en terrasse plutôt que s'enfermer en salle surtout pour voir la braderie de printemps des distributeurs, qui avant Cannes, sortent en nombre et en vitesse des oeuvrettes pas enthousiasmantes. 
Tous les voyants clignotaient donc "ROUGE" pour ne pas aller fêter ce retour ( auxquels on peut rajouter un réalisateur, Etienne Chatiliez, vieillissant, qui depuis bientôt deux décennies a perdu son flair pour mettre en évidence quelques petits faits saillants de notre société) et l'on avait raison. 
"Tanguy, le retour" c'est comme un bon plat vieux de 20 ans et que l'on a ressorti du congélo pour le réchauffer en espérant qu'il y aura des amateurs pour le déguster une seconde fois. Sauf que la bonne recette qui fonctionnait bien la première fois, n'étonne plus, ne fait plus rire, n'a plus aucune saveur. Tout est poussif, de la première partie rasoir qui lambine à mettre la situation en place à la deuxième qui est un pâle copier/coller du premier film. On sourit à peine ( je suis gentil), on regarde Azéma et Dussolier gesticuler avec talent mais ils (re)font ce qu'ils peuvent avec rien. Alors on se surprend à penser que cette bourgeoisie hors-sol a une tête à claques, que les chinois, s'ils n'ont pas d'appareils photos, accumulent les clichés. Le temps paraît bien long en leur compagnie et l'on a envie de dire en sortant à tout son entourage : N'y allez pas ! Il vaut mieux revoir les trois anciens Chatiliez qui ont marqué leur époque... 





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