jeudi 12 mars 2020

Un fils de Mehdi M. Barsaoui


Décidément le cinéma tunisien démontre au fil des mois sa capacité à nous présenter des oeuvres  intéressantes et originales, la dernière en date "Sortilège" d'Ala Eddine Slim est un véritable petit chef d'oeuvre de symbolisme et d'images fortes ( n'y voit-on pas, entre autre, un homme poilu donner le sein à un bébé? ). Beaucoup moins novateur dans sa forme, "Un fils"  au travers d'un drame intime, se confronte tout de même aux trafics d'organes, sujet pas vraiment exploité au cinéma. Efficacement scénarisé, ménageant des rebondissements constants, le film creuse un sillon tout à la fois mélodramatique et politique. Même si parfois la réalisation pêche parfois par un trop grand classicisme ( froideur?), n'arrivant pas toujours à bien amalgamer grande et petite histoire personnelle, le récit accroche le spectateur grâce à l'interprétation sans faille de Nadja Ben Abdallah et de Samir Bouajila ( prix d'interprétation au dernier festival de Venise), vraiment au service de cette histoire à haute tension. 

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