vendredi 10 août 2018

Neuilly sa mère, sa mère de Gabriel Julien-Laferrière



Peut-on trouver quelques bonnes raisons pour aller voir 9 ans après, cette suite ? Scannons un peu l'oeuvre...

Son scénario ? 
Je ne pense pas. Cette fois-ci c'est Neuilly qui va à la banlieue comme prétexte principal. Voilà une idée qui n'a pas dû être trouvée après 8 jours de séminaire créatif ! Par contre, on peut juger plus originale dans le contexte de la comédie française, la satire du milieu politique qui en découle sauf qu'elle nous est servie comme une suite de scénettes façon programme court humoristique télévisuel. Et cerise ( industrielle) sur gâteau ( au yaourt pour le cas présent), une inutile et complètement ratée histoire d'amour plombe l'ensemble.

Sa mise en scène ? 
Parce qu'il y en a une ?

Son casting ? 
Arrêtons-nous deux minutes et répondons...peut être...
Si les interprètes principaux font bien ce que l'on demande, c'est à dire pas grand chose pour Sophia Aram, de l'habituel pour Valérie Lemercier ( donc une bourgeoise énervée et grossière), du correct pour Jérémy Denisty, du souris c'est ton seul talent ( Samy Seghir), on peut être attiré par la galerie de seconds rôles tenus par des peoples de tous bords. De Julien Dray ( PS), à Arnaud Montebourg ( ex PS ? ) en passant par Maître Dupond-Moretti ( vraiment bien ) ou Charline Vanhoenacker ( de France Inter pour mes lecteurs qui écoutent RTL) et même Yann Barthès ( mais dans son propre rôle), c'est un festival de présences cachetonneuses qui donne au film ce petit côté curiosité et donc son unique intérêt ( bien faible, je vous l'accorde).

Sa musique ? 
Non. Un vague rap commercial sans aucune saveur.

Sa photographie? Ses plans sublimes ? 
Je rappelle aux étourdis que c'est filmé par Gabriel Julien-Laferrière et non par Nuri Bilge Ceylan dont la seule ressemblance est sans doute leur nom composé.

Son humour ? 
Oui... dans la mesure où l'on revient  d'un séjour de 25 ans sur une île déserte dont le seul divertissement se résumait au va et vient des vagues sur le sable. Pour les autres spectateurs gavés de sitcoms et de comédies rigolotes qui déferlent hebdomadairement sur nos écrans, sans doute esquisseront-ils des sourires pavloviens en entendant quelques gros mots ou devant une scène balisée "Attention c'est drôle". ( mais attention, l'exercice s'avère plus difficile que l'on croit sans rires préenregistrés).

Son rythme trépidant ? ( à priori un but pour une comédie)
Avec une installation de bourgeois en banlieue, une élection municipale, une histoire d'amour compliquée et l'obligation de faire apparaître une bonne vingtaine de stars ou de demi-stars, ce passage en banlieue se fait à l'allure d'une vieille R18 surchargée et bloquée par les embouteillages sur le pont de Neuilly.

Verdict ?
On peut se passer de "Neuilly sa mère, sa mère" , profiter de l'été, d'un bon film à la télé ou tout simplement être patient et d'attendre qu'une bonne comédie sorte ( au moins une par semaine jusqu'à Noël). Ce serait vraiment de la malchance si une ou deux ne sortaient pas du lot !







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