jeudi 14 février 2019

Deux fils de Félix Moati


Quel ennui total que ce film... à l'image de sa bande annonce qui pourtant présente, comme d'habitude,  les meilleurs moments, les meilleures répliques ! En deux minutes vous n'accrochez pas, alors imaginez passer une heure trente en compagnie de gens dont on a rien, mais alors rien à foutre des vagues tourments qui les habitent. Un père médecin quitte son job pour se consacrer à l'écriture d'un mauvais roman. Son fils aîné fait semblant de courir après une thèse en psycho et son cadet court aussi mais après une donzelle ingrate ( on la comprend, le quasi ado a vraiment une tête à claques). Bref rien de neuf, le tout dans un milieu bourgeois parisien qui se regarde le nombril. Alors oui, il y a Vincent Lacoste qui, comme il n'a rien à dire ni à faire d'intéressant, traîne son mal de vivre dans un Paris entre chien et loup, Benoît Poelvoorde, très sobre,  prend des airs tristes ( sans doute pour se demander ce qu'il fait là), Anaïs Demoustier joue encore une fois les utilités ( si ça continue, on va nous la transformer en belle potiche, ce qu'elle ne mérite pas) et Noémie Lvovsky fait sa trentième apparition dans un film français, sans doute comme caution intello. Une musique jazzy à la coolitude assumée enveloppe l'ensemble, achevant de rendre le film totalement mou du genou et sans allant. 
Les bâillements furent nombreux durant toute la séance, mes voisins de siège, de part et d'autre,  ont eu l'impression des'être fait une nouvelle fois avoir par une critique très très bienveillante ( pourtant on parle de brouillon, d'hésitations, d'ambiance ténue... ).  Le sympathique Félix Moati doit avoir un bon ticket avec la presse, mais de grâce, si comme comédien on peut l'apprécier, comme réalisateur on repassera. 
"Deux fils" représente parfaitement cette portion du cinéma français qui se regarde filmer et cultive un entre-soi fort désagréable. A fuir ! 







1 commentaire:

  1. Merci pour ce fou rire ! oui le cinéma français et son nombrilisme (souvent parisien), bon je me demandais bien de quoi ce film pouvait parler ..

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