vendredi 15 mars 2019

Mon bébé de Liza Azuelos



Après le petit insuccès de "Dalida" , son précédent film, on sent que les producteurs de Liza Azuelos l'ont convaincu de revenir vers ce qui a fait sa gloire ( et arrondi leurs fins de mois) : la comédie adolescente avec mère un peu piquée comme dans "LOL". On troque Sophie Marceau par notre nouvelle diva de la comédie , Sandrine Kiberlain,... ah oui, on écrit vite fait un vague scénario, on accède aux caprices de sa fille qui veut faire du cinéma  et hop, emballé c'est pesé, on tourne "Mon bébé". Une agence de com de haut vol concocte une bande annonce alléchante ( composée, petit rappel, des seules répliques un peu drôles de l'impeccable Sandrine, d'apparitions d'ados pour cibler tout public et un bon rythme) et tout est en route pour faire un maximum d'entrées en première semaine....oui parce qu'après, pas certain que le bouche à oreille soit flatteur, même si tout le personnel et les amis  du distributeur place de courts  articles élogieux à longueur de journée sur Allo-Ciné. 
Le film débute mal avec une vague scène de présentation des deux personnages principaux qui d'emblée apparaissent assez antipathiques. Une mère pseudo branchée et son insupportable ado de fille foncent dans Paris car en retard pour le bac blanc de la donzelle écervelée. Tous les clichés d'une pseudo modernité décomplexée y sont, de l'hystérie drôle à la mauvaise foi supposée faire rire, en passant par la BMW décapotable. La suite confirmera cette première impression. Les deux personnages principaux, de simples objets de supposée comédie, illustrent un scénario qui se résume à son idée de départ : snif, ma dernière fille va me quitter. Comme il n'y a aucune réelle idée de cinéma, le film se vautre dans des flash-backs gnangnans montrant l'amour d'une mère et dans un présent où l'adolescente doit avoir son bac avec mention pour partir au Canada. Là, sur ce point, on ne comprend pas que Sandrine Kiberlain s'inquiète de son départ prochain, car, vu les neurones étalés par sa fille, il n'est pas certain qu'elle décroche un brevet des collèges. 
Alors oui, Sandrine Kiberlain fait le job comme elle peut, c'est en dire en forçant le trait, avec un certain panache. Il est indéniable qu'elle a le sens de la comédie, et peut presque faire exister des dialogues plats et des scènes ultra convenues. Mais la tâche est rude car, en plus d'avoir à défendre un personnage barré mais pas écrit, de n'être pas dirigée ( souvent en roue libre ), elle donne la réplique à une bande d'ados dont on se demande comment ils ont été choisis tellement ils sont mauvais, Thaïs Alessandrin en tête ( là, on connaît la raison de sa présence puisque fille de la réalisatrice). Cela dure 1h27 ( avec inclus, scènes au ralenti, scènes de danse inutiles ) et c'est long, très long.... totalement insignifiant, totalement raté. On se dit que ce bébé aura du mal à se faire adopter... 








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