vendredi 1 avril 2022

En corps de Cédric Klapisch


Cédric Kaplisch propose toujours des films dans lesquels on se sent bien, un mélange assez réussi d'air du temps et de comédie. Cette fois-ci il applique sa recette à une danseuse classique qui, suite à une blessure, va passer et retrouver de la joie dans la danse contemporaine ( deux univers dansants mais diamétralement opposés).  
A partir de cette idée pas des plus originales au mieux on pourra dire que c'est gentillet,  surtout grâce à la présence de Marion Barbeau, danseuse à l'origine qui se débrouille bien. De ce côté là, le pari est tenu. Cependant, on reste beaucoup plus circonspect sur tout ce qui meuble l'histoire durant 2 heures (!). Il y a une pléïade de seconds rôles censés apporter un peu de chair supplémentaire. Si Pio Marmaï et Souleiha Yacoub, totalement débridés arrivent à faire sourire un peu grâce à leur abattage, Denis Podalydes et Muriel Robin se débattent comme ils peuvent avec des scènes bourrées de clichés et surtout on reste consternés devant les scènes imaginées pour François Civil, dont on se demande qui a pu inventer de telles situations dignes d'un mauvais téléfilm des années 60 ( Remarquez, au scénario, il y a Santiago Amigorena déjà responsable de l'involontairement hilarant et surtout consternant "Last Words"). 
Alors le spectateur fait grise mine devant cette accumulation de poncifs dans une histoire courue d'avance. Il attend les moments dansés qui, après un assez long avant-propos sur le classique tardent à arriver et sont finalement survolés sur la fin. C'est un peu dommage car Cédric Klapisch filme bien la danse et avait face à sa caméra la formidable troupe d'Hofesh Shechter dont le prestation est un peu escamotée ( alors que c'est sans doute le seul réel intérêt de ce film). 
Si vous aimez la danse, pourquoi pas prendre son ticket. Mais, pour à tout casser 15 mn de danse, il va vous falloir avaler 1h 45 de pseudo bienveillance niaiseuse et dégoulinante de bons sentiments sans saveur car sans aucun recul ni second degré. Aller courage.... il faut paraît-il sauver le cinéma... 




 

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