jeudi 8 avril 2021

Possessor de Brandon Cronenberg


 Alors que les salles sont fermées et pariant sur l'appétit de nouveautés des spectateurs, les distributeurs et producteurs jaugent ce qui traîne sur leurs étagères et lancent sur les plateformes de streaming des films pas vraiment réussis, dont la sortie en salle risque de faire flop mais possédant un petit potentiel commercial voire médiatique pour faire parler de lui et ainsi remplir les pages cultures bien maigres des médias. La semaine dernière, "Madame Claude" avec la performance de Karole Rocher et son sujet sulfureux a bénéficié de cette rampe de lancement. Cette semaine voici donc "Possessor" dont le seul nom de Cronenberg suffit à emballer toute la critique cinématographique  ravie d'avoir quelque chose à vanter. 

Pour calmer d'emblée le jeu, le Cronenberg en question n'est pas David, mais son fils Brandon, dont on promeut le deuxième film (10 ans après un "Antiviral" bien plat). Avec un thème lorgnant sur le "eXistenZ" paternel et employant son actrice Jennifer Jason Leigh dans un second rôle, le film permet  de faire des rapprochements artistiques sans doute très vendeurs mais qui ne tiennent pas la comparaison quand on visionne l'oeuvre. En gros vous avez un scénario à la Luc Besson, donc tenant sur une feuille A4 dialogues compris, de la violence assez hard, du sexe à l'américaine qui veut faire cru mais qui sombre dans la banalité aseptisée et, pour la touche soi-disant perso, des images déformées. Comme l'ensemble a du mal à faire la durée minimale d'un film de long-métrage, la moitié des scènes passent au ralenti. Alors, on peut y voir un style personnel, de l'inventivité mais quand on s'ennuie passablement devant ce cocktail d'images floues ou sanglantes qui essaient de faire leurs intéressantes en essayant de surjouer un côté psy dont on se contrefout car les personnages n'ont aucune existence ou épaisseur, on se prend à espérer que Cronenberg junior arrête le cinéma. 

Il convient de signaler que le grand prix du festival du festival du film  fantastique de Gérardmer 2021 est allé à "Possessor".... on n'ose imaginer le reste de la sélection de ce festival. 




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