mercredi 28 juillet 2021

Kaamelott de Alexandre Astier

 


Quand on n'est pas fan de la série et qu'en plus on n'en a aperçu qu'une ou deux scènettes durant sa vie de téléspectateur,  comment reçoit-on le film ? La réponse fleure bon l'étonnement et un peu de circonspection devant cette production que l'on devine ambitieuse. 

Que voit-on à l'écran dans cette version décalée des chevaliers de la Table Ronde ? Une série de vignettes sensées être comiques ( et qui atteignent parfois leur but), parfois dramatiques mais qui ne fonctionnent pas du tout tant le mélange des deux, handicapé par une mise en scène et un montage en roue libre, n'arrive jamais à être prises comme telles. Alors, on laisse tomber l'histoire et ses très nombreux personnages jamais trop caractérisés ( Lancelot, qui est sensé être une affreux méchant, reste une sorte de fade bonhomme déguisé en lézard) et on se laisse entraîner par cette avalanche de sketches, diversement appréciés. On note des costumes hallucinants portés par une bande d'acteurs tous épatants ( mention à Guillaume Gallienne qui n'apparaît hélas qu'au début mais pas à Sting ( oui, le chanteur) qui ânonne quelques phrases apprises en phonétique), des dialogues bien écrits, des trucages numériques un peu trop voyants, des flash-backs étrangement ennuyeux.

Sans doute que les fans de la série seront contents de retrouver les personnages qu'ils ont adoré dans cette resucée pas très réussie, les autres, y verront une production originale, baroque, une camelote plus clinquante et aguichante que convaincante. 



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