samedi 6 mars 2021

I Care a Lot de J(onathan) Blakeson


 Sauf à chercher parmi les classiques du cinéma offerts en fond de catalogue, on sait que  Netflix ne vous proposera pas de chef d'oeuvre dans ses productions maison, ni dans ces films ne trouvant pas d'écrans en cette période de pandémie et dont la seule vie possible est de garnir l'offre de la plateforme. 

Toutefois, en cherchant bien, il existe des séries B qui peuvent faire passer un moment pas si désagréable. "I Care a Lot" en fait partie. Gonflé, le film place en héroïne, une tutrice auprès de la justice américaine particulièrement pourrie. Elle arnaque des personnages âgées seules qui lui sont confiées en les enfermant dans un EPHAD pendant qu'elle gère leur fortune sans oublier de se servir allègrement. Le procédé fonctionne très bien malgré quelques pics d'adrénaline causés par certains lointains héritiers en colère. 

Se fera-t-elle choper ? Lui clouera-t-on le bec ? On pense, au début que ce sera le ressort du film. Mais non, bien au contraire, le scénario enfonce le clou en lui faisant affronter un plus méchant qu'elle.  Les spectateurs qui aiment l'action mais en qui demeurent un côté bien pensant, commencent à prendre le film en grippe ( voir les nombreux commentaires négatifs en ligne, de l'action, de la violence, OK,  mais avec un bon et des méchants, pas deux affreux, parce que " on ne peut pas s'identifier"). 

Jamais le scénario n'essaiera de rendre la tutrice sympathique. Tout au plus, on compatira vaguement aux rebondissements d'un scénario, certes très improbable, mais qui permet de ne jamais décrocher. Il faut dire que l'actrice Rosamund Pike est absolument parfaite en odieuse manipulatrice. C'est grâce à son interprétation que le film tient la route. Sa réalisation, certes assez soignée, pâtit de quelques moments un peu clipesques qui essaient de faire genre mais qui tombent à plat.  

"I care a lot" , aux héros sans moralité et une Rosamond Pike en mode abattage intense, sort un peu du lot de tous ces films très stéréotypés. Ce n'est pas un futur film culte, mais juste une bonne série B dont le véritable enjeu, dans sa dernière partie, est de savoir s'il assumera jusqu'au bout son côté immoral...




 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Gabrielle Chanel , manifeste de la mode

 Une foule essentiellement féminine, gentiment rangée sur le trottoir devant le palais Galliera, patiente pour pénétrer dans l'expositio...