samedi 20 mars 2021

Mon frère, ce zéro de Colin Thibert


 Divertissant. Voilà le mot exact qui peut définir ce roman. Et de nos jours, dans ces temps troublés, ce n'est pas un vain mot. Comme il serait malvenu de trop en dire, disons que l'effet papillon est ici porté à une sorte de paroxysme ou comment Jean-Jacques, vague écolo et petit vendeur de miel sur les marchés locaux, parce que bêtement tombé amoureux d'une jeunesse dans un village gardois pittoresque mais perdu,  peut entraîner le passage d'importants capitaux suisses sur des comptes en banque. 

Avec une certaine jubilation, malgré un départ légèrement poussif parce que ressenti un peu banal, le roman va très vite, au fur et à mesure des pages,  s'emballer dans une succession endiablée d'événements. Et comme une boule de neige lancée du haut d'une montagne, l'histoire grossit, grossit pour notre plus grand plaisir avec ce délicieux suspens qui consiste à savoir comment l'auteur va bien pouvoir se tirer des situations totalement abracadabrantesques qui'l a créé. Et comme il retombe de façon tout à fait crédible sur ses pieds ( en seulement deux pages !), le lecteur n'est nullement déçu. 
Lecture facile mais bien écrite, piquante et drôle, vraiment bien menée, "Mon frère, ce zéro" procure une vraie détente et peut donc être qualifié, bien mieux qu'au début de cette chronique de roman TRES divertissant. Ce fait assez rare dans l'univers formaté et calculé actuel d'une littérature dite facile ( ou feelgood) mérite d'être amplement signalé .  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Le discours de Laurent Tirard

 Maintenant que la jauge des cinémas est à 65 %, commencent à sortir les comédies françaises à potentiel, c'est à dire celles qui ont de...